Attentat à Londres: Grande-Bretagne ciblée pour la 5e fois en 6 mois
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Attentat à LondresGrande-Bretagne ciblée pour la 5e fois en 6 mois

L'incident du métro londonien est considéré comme un acte «terroriste». Vingt-neuf personnes ont été hospitalisées.

Vingt-neuf personnes ont été blessées vendredi matin dans un attentat dans une station du métro londonien commis avec un engin explosif artisanal. Il a provoqué une «boule de feu» dans la rame à l'heure de pointe. Il s'agit de la cinquième attaque en six mois au Royaume-Uni. Aucun d'entre eux n'est grièvement atteint. Dix-huit blessés ont été amenés dans plusieurs hôpitaux par les services ambulanciers depuis la station de Parsons Green, dans le sud-ouest de Londres. Les quatre autres se sont présentés d'eux-mêmes, selon un communiqué des services de santé.

Tenue informée de l'évolution de la situation, la Première ministre Theresa May a adressé «ses pensées» aux blessés et aux services d'urgence qui «une fois de plus, ont réagi rapidement et courageusement à un incident terroriste présumé». La cheffe de l'exécutif présidera une réunion d'urgence de son cabinet dans l'après-midi.

Engin explosif artisanal

Des photos diffusées sur Twitter montraient un seau blanc en train de brûler dans un sac en plastique de supermarché à l'intérieur d'une rame de métro, à proximité des portes automatiques, et dont sortaient des fils électriques - voir notre vidéo plus haut -. L'attentat a été perpétré à l'aide d'un engin explosif artisanal, a déclaré plus tard le commandant de l'unité antiterroriste de la police londonienne, Mark Rowley.

La Première ministre britannique, Theresa May, a dénoncé un attentat "lâche", soulignant qu'il aurait pu faire d'énormes dégâts.

"L'engin explosif était destiné à faire d'énormes dégâts", a-t-elle déclaré dans un message télévisé, à l'issue d'une réunion d'urgence de sécurité de son cabinet.

Pas de revendication jusqu'ici

L'attentat, qui n'a pas été revendiqué pour le moment, intervient après une vague d'attaques ces derniers mois au Royaume-Uni revendiquées par le groupe djihadiste Etat islamique (EI). Peu après l'attentat, de nombreux témoignages ont afflué, décrivant l'explosion, mais aussi des scènes de panique.

«Il y a eu une énorme détonation», a déclaré à l'AFP, près de la station, Charlie Craven qui s'apprêtait à prendre le métro pour aller travailler. «On prend le métro tous les matins (...) On n'aurait jamais pensé que ça arriverait ici». Peter Crowley, a dit avoir vu «une boule de feu» et a posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé.

Scènes de panique

Louis Hather, 21 ans, qui se rendait à son travail et se trouvait dans la rame, a décrit une scène de panique «des gens qui criaient et se précipitaient dans les escaliers». Blessé à la jambe dans la bousculade, il a réussi à sortir dans la rue où «des gens pleuraient. Ça sentait le plastique brûlé», a-t-il raconté, très choqué, décrivant aussi «une femme amenée sur un brancard dans une ambulance avec des brûlures sur tout le corps».

Les services d'ambulance londoniens et les pompiers ont également indiqué se trouver sur place. «Nous avons été appelés à 8h20», ont-ils précisé, ajoutant avoir envoyé sur place «de multiples équipes» dont du personnel entraîné à intervenir dans des conditions dangereuses.

«Une boule de feu»

Selon des témoins cités par le journal The Sun, une «explosion» s'est produite à l'heure de pointe dans une rame du métro, blessant des passagers, brûlés au visage. Une journaliste du site Metro.co.uk, présente sur place, a elle aussi évoqué des personnes blessées au visage.

Un témoin, Peter Crowley, a décrit «une boule de feu» dans le métro et posté sur son compte Twitter des photos montrant son front brûlé. Un témoin cité par l'agence Press Association, Richard Aylmer-Hall, 52 ans, a décrit une scène de «panique». «C'était la panique, beaucoup de gens criaient, hurlaient», a-t-il dit. «Il y avait une femme qui a dit avoir vu un sac, un flash et un bang. De toute évidence quelque chose a explosé», a-t-il dit. «J'ai vu deux femmes se faire soigner par des ambulanciers».

La journaliste de la BBC Riz Lateef, qui se trouvait dans la station pour se rendre à son travail, a également évoqué une scène de «panique» et «des gens qui se précipitaient hors du train». Une autre témoin, Robyn Frost, arrivait elle à la station quand elle a vu des gens fuyant le métro. «Je suis entrée dans la station, il y avait du sang sur le sol et des gens qui se précipitaient dans les escaliers en criant sortez! », a-t-elle dit, sur la BBC.

Sur place, des habitants qui ne pouvaient pas rentrer chez eux étaient assis sur le trottoir et tentaient de glaner des informations en suivant les informations sur leurs téléphones, tandis que les commerces aux alentours leur offraient du thé ou du café. Peu après l'attentat, le maire de Londres Sadiq Khan a condamné les «individus ignobles qui tentent d'utiliser le terrorisme pour nous toucher et détruire notre mode de vie». «Mais nous ne nous laisserons jamais ni intimider ni battre par le terrorisme», a-t-il assuré.

(jsa/afp)

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