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footGrèce - Ranieri démis de ses fonctions de sélectionneur, après moins de quatre mois (PAPIER GENERAL)

Athènes, 15 nov 2014 (AFP) - En poste depuis fin juillet seulement, Claudio Ranieri n'a pas survécu à l'humiliante défaite à domicile de la Grèce face aux modestes Iles Féroé (1-0), vendredi en qualifications pour l'Euro-2016, et a été démis de ses fonctions de sélectionneur samedi.

"Il n'y avait pas d'autre choix que de mettre un terme à la collaboration" avec Ranieri, indique le communiqué de la Fédération, précisant que la rencontre entre son président, Giorgios Sarris, et l'ancien entraîneur italien de Monaco, âgé de 63 ans, s'est déroulée "dans un bon climat". Vendredi au Pirée, la Grèce a enchaîné face aux Féroé (187e au classement Fifa) un troisième revers à domicile d'affilée dans les éliminatoires. Une défaite supplémentaire qui place les champions d'Europe 2004 en très mauvaise posture en vue d'une qualification pour l'Euro-2016 en France, au dernier rang du groupe F, avec un point seulement après quatre matches. A l'issue de la rencontre, Ranieri, tout en prenant sa part de responsabilité dans les mauvais résultats de son équipe, avait repoussé devant la presse l'idée d'une démission : "Oui, je vais continuer. (...) Toutes les défaites sont mauvaises. Il faut les oublier et aller de l'avant. (...) Tout peut être corrigé en travaillant dur, c'est la clé." Mais Sarris, qui avait lui déclaré "assumer l'entière responsabilité du choix malheureux du sélectionneur", ne lui en a pas laissé le temps. Ranieri sera toutefois une dernière fois sur le banc grec mardi, pour un match amical contre la Serbie en Crète. Selon la Fédération, son successeur n'a pas encore été trouvé et il y a "tout le temps" pour le choisir, la prochaine rencontre comptant pour les qualifications n'ayant lieu que fin mars 2015, en Hongrie. Quant à l'indemnité due à l'Italien, dont le contrat prévoit qu'il touche l'intégralité de sa rémunération, soit 1,6 million d'euros pour deux ans, même en cas de rupture prématurée, la Fédération s'est bornée à indiquer que les deux parties s'étaient accordées "sur une somme très inférieure". Ranieri, dont l'AS Monaco s'était séparé en fin de saison dernière, était arrivé aux commandes de la Grèce fin juillet, après le départ du Portugais Fernando Santos qui avait conduit la sélection en huitièmes de finale du Mondial-2014, une première. Pendant ses quatre mois à peine à la tête de l'équipe nationale, il a appelé 38 joueurs différents, un des choix qui lui ont valu les critiques répétées de la presse grecque. Illustration du fossé existant entre le sélectionneur et les joueurs, la Fédération avait décidé de donner à l'ancien capitaine Giorgios Karagounis un rôle d'intermédiaire pour faciliter la communication. Pas suffisant pour empêcher la Grèce de sombrer une nouvelle fois, face aux Iles Féroé, victorieuse de son premier match dans ces qualifications. Un parfum de victoire que l'ancien entraîneur de Chelsea, l'Inter Milan et l'AS Rome, n'aura pas connu avec la Grèce en éliminatoires de l'Euro-2016 : son bilan reste bloqué à trois défaites à domicile, contre la Roumanie (1-0), l'Irlande du Nord (2-0) et les Iles Féroé, et un nul en Finlande (1-1). le/es/fbx

(AFP)

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