11.03.2015 à 21:53

FootballGrèce: une rencontre de Coupe interrompue par les violences

Le quart de finale de Coupe de Grèce AEK Athènes-Olympiakos a été interrompue à la 89e minute en raison de violences, mercredi au stade Olympique d'Athènes, alors que le gouvernement a fait de la lutte contre la violence dans les stades un de ses combats.

Environ 25 supporteurs de l'AEK Athènes sont entrés sur la pelouse tout en jetant des objets et en poursuivant les joueurs de l'Olympiakos, juste après l'ouverture du score du milieu argentin Franco Jara pour le club du Pirée. L'arbitre a arrêté la rencontre pendant une demi-heure. Le mois dernier, les deux clubs s'étaient séparés sur le score de 1-1 lors du match aller au Pirée sans incidents. Ce match faisait figure de test pour le gouvernement grec, qui avait détaillé la semaine dernière des mesures comme l'arrêt immédiat des matches en cas d'incidents ou la mise en place d'un système de billetterie électronique, pour enrayer la violence. Plus de 1500 policiers ont été déployés pour maintenir l'ordre aux alentours du stade et de la capitale. Le week-end dernier, le gouvernement grec avait donné son feu vert pour la reprise, mais à huis clos, de la Super League, le Championnat de Grèce de football, suspendu le week-end précédent pour la troisième fois de la saison en réaction contre des actes de violence. "Aucun match n'aura lieu si les mesures indispensables pour combattre la violence n'ont pas été prises", avait déclaré le vice-ministre des Sports Stavros Kontonis après une réunion avec les présidents de la Fédération, de la Super League et de deuxième division. M. Kontonis doit également rencontrer Michel Platini, président de l'UEFA, lundi en Suisse, à propos de la situation dans le football grec. Avec ces incidents, l'AEK Athènes s'expose à de lourdes sanctions de la Fédération grecque comme une lourde amende ou un retrait de trois points. Les Championnats grecs ont déjà été suspendus à deux reprises cette saison. La première fois en septembre, après la mort d'un supporteur sur l'île de Crète lors d'un match de 3e division. Et de nouveau en novembre, après l'agression d'un arbitre, qui avait dû être hospitalisé. La violence est un mal récurrent dans le football grec. Et pas seulement chez les supporteurs: une réunion du comité directeur du Championnat de Grèce a été interrompue fin février, après une vive altercation entre les présidents de l'Olympiakos Le Pirée, Vangelis Marinakis, et du Panathinaïkos, Giannis Alafouzos, deux jours après de violents incidents avant et pendant le derby de la capitale remporté par le Panathinaikos (2-1). le/yk/sk

(AFP)

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