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RussieGreenpeace: «Bienvenue à la décharge!»

L'organisation écologiste dénonce l'arrivée dans le port de Saint-Pétersbourg du cargo russe Kapitan Kuroptev, chargé d'uranium.

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Un cargo russe parti d'Allemagne chargé de quelque 600 tonnes d'uranium appauvri, appartenant à la compagnie européenne Urenco, est arrivé lundi à Saint-Pétersbourg. (29 novembre 2019)

Un cargo russe parti d'Allemagne chargé de quelque 600 tonnes d'uranium appauvri, appartenant à la compagnie européenne Urenco, est arrivé lundi à Saint-Pétersbourg. (29 novembre 2019)

AFP
«Bienvenue à la décharge», ont écrit des militants de Greenpeace sur une banderole déployée sur un pont, au-dessus d'une ligne de chemin de fer menant au port de Saint-Petersbourg. (29 novembre 2019)

«Bienvenue à la décharge», ont écrit des militants de Greenpeace sur une banderole déployée sur un pont, au-dessus d'une ligne de chemin de fer menant au port de Saint-Petersbourg. (29 novembre 2019)

AFP
La Russie a longtemps été une terre d'accueil pour les combustibles nucléaires européens. (29 novembre 2019)

La Russie a longtemps été une terre d'accueil pour les combustibles nucléaires européens. (29 novembre 2019)

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L'organisation écologiste Greenpeace a protesté jeudi dans plusieurs villes de Russie, dont la deuxième du pays, Saint-Pétersbourg, contre l'arrivée de 600 tonnes d'uranium appauvri en provenance d'Allemagne.

«Bienvenue à la décharge», ont écrit des militants de Greenpeace sur une banderole déployée sur un pont, au-dessus d'une ligne de chemin de fer menant au port de Saint-Petersbourg.

Un cargo russe parti d'Allemagne chargé de quelque 600 tonnes d'uranium appauvri, appartenant à la compagnie européenne Urenco, est arrivé lundi à Saint-Pétersbourg.

L'uranium doit être transporté par voie ferrée à Novoouralsk (Oural), selon le mouvement écologiste.

Terre d'accueil

«Cette substance est dangereuse. Il semble que pour Urenco, c'est plus pratique de la transporter en Russie que de la garder mais ce sera aux futures générations russes d'expier ces fautes», a déclaré à l'AFP un représentant de Greenpeace, Rachid Alimov, estimant qu'il s'agit de «déchets nucléaires».

La Russie a longtemps été une terre d'accueil pour les combustibles nucléaires européens.

Selon des militants écologiques, des milliers de tonnes radioactives sont entreposées dans de grandes décharges à ciel ouvert dans les montagnes russes de l'Oural.

En 2010, l'entreprise française Areva (aujourd'hui Orano) avait mis un terme à son contrat avec la Russie pour le transfert d'uranium appauvri après une intense campagne de Greenpeace. L'Allemagne avait fait de même mais le transport d'uranium a été relancé en 2019.

Des manifestations de Greenpeace contre l'arrivée de l'uranium ont également eu lieu à Moscou, Ekaterinbourg (Oural), Kazan (Volga) et quatre autres villes russes.

(AFP)

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