Euro 2020 - Gregor Kobel, le grand gardien qui monte, qui monte…
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Euro 2020Gregor Kobel, le grand gardien qui monte, qui monte…

Le Zurichois de 23 ans est l’avenir au poste de gardien en Suisse. Il poursuit son apprentissage express sur cet Euro et veut confirmer à Dortmund, qui a misé 15 millions d’euros sur lui.

par
Robin Carrel
(Rome)
Le Zurichois lors des entraînements futuristes de l’équipe de Suisse.

Le Zurichois lors des entraînements futuristes de l’équipe de Suisse.

Toto Marti/Blick/freshfocus

Le portier d'1m93 n'est pas le dernier rempart le plus connu au pays. Et pour cause. Gregor Kobel a quitté la Suisse alors qu'il n'était encore qu'un junior de 16 ans et demi. Il a choisi de terminer sa formation à Hoffenheim, avant de gravir les échelons un à un, en passant par Augsburg et Stuttgart, où il a explosé aux yeux des suiveurs de la Bundesliga.

Dans la ville de Mercedes-Benz et de Porsche, où il avait d'abord été prêté en 2e division, le fils de Peter Kobel, l'ancien attaquant des ZSC Lions, de Lugano de Davos ou encore de Kloten (218 matches de LNA), s'est installé comme titulaire après le départ de Ron-Robert Zieler. Il n'a plus laissé la main à personne et a réalisé une saison pleine en 2020/2021 pour ses vrais débuts dans l'élite.

Appelé comme réserviste par Vladimir Petkovic en début de stage, il était parti en vacances avant d'être rappelé sous les drapeaux quand Jonas Omlin s'est blessé à une cheville pendant l'échauffement avant la partie inaugurale de cet Euro face au Pays de Galles. Un rappel un peu inespéré, que le grand Zurichois vit comme dans un rêve ou presque, mais surtout avec un immense sourire et une intarissable envie de progresser.

«Ça a un peu été une surprise de recevoir ce coup de fil, en effet, a-t-il apprécié vendredi à la suite de l’entraînement. Je me réjouis de ce qui m’arrive. Quand ton pays t’appelle, tu n’hésites pas, même si je sais que je suis troisième dans la hiérarchie des gardiens. Pouvoir découvrir ce qu’est un grand tournoi de l’intérieur, c’est quelque chose qu’il faut vivre!»

«Cool»

Tout sourire de porter son survêtement à croix blanche dans la touffeur romaine, celui qui a très souvent le mot «cool» à la bouche et qui a été débauché par le Borussia Dortmund à la fin du printemps sait qu’il a encore du travail. En équipe de Suisse comme en club. Et ce boulot a, à peu près, le même objectif: être meilleur que d’autres gardiens helvétiques pour pouvoir obtenir ses galons de titulaire.

Avec son pays, il devra essayer à terme de déboulonner Yann Sommer, 32 ans et bientôt recordman du nombre de sélections pour un cerbère, Yvon Mvogo, deuxième dans la hiérarchie de Petkovic, et Jonas Omlin. En club, il aura fort à faire face à Marwin Hitz, qui a terminé la saison dans le rôle de No 1 et qui vient de prolonger son contrat avec le BVB, et le musculeux Roman Bürki, ancien titulaire et pas encore parti. Deux hommes qui ne répondent plus aux convocations sous les drapeaux.

«Il n'y a pas de sujet Bürki, disait la semaine dernière Michael Zorc, le directeur-technique de Dortmund, à propos d'un éventuel départ (démenti depuis) à Monaco. Roman a un contrat valide avec nous, donc on s'attend à ce qu'il se présente ici à la reprise des entraînements.» Sauf que si le Borussia a misé 15 millions sur Kobel, ce n'est certainement pas pour le laisser en tribunes…

«Ç'a été un truc incroyablement cool quand l’offre de Dortmund est arrivée, a souri ce dernier vendredi. Pour moi, c’était un immense honneur. Mais c’est maintenant que je dois faire mes preuves. Tout se passera désormais encore à un autre niveau que ce que j’ai pu connaître jusqu’ici. Le club a misé beaucoup d’argent pour moi, c’est cool, mais ce n’est pas le moment de me reposer sur mes lauriers.» Ce n’est de toute façon pas son genre.

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