Football: Grégory Karlen: «Le plus rigolo, ce serait que je marque»

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FootballGrégory Karlen: «Le plus rigolo, ce serait que je marque»

Grégory Karlen, prêté à Thoune par le FC Sion, affronte aujourd'hui son ancien club. En face, dans les buts, il y aura son pote Kevin Fickentscher. «Je n'hésiterai pas», promet le milieu de 22 ans.

par
Simon Meier
Thoune
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Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Jean-Guy Python
Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Jean-Guy Python
Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Prêté à Thoune cet hiver par le FC Sion, le milieu de terrain valaisan Grégory Karlen dit apprécier sa première expérience «à l'étranger».

Jean-Guy Python

Grégory Karlen, vous avez déclaré au Nouvelliste n'éprouver «aucun sentiment de revanche» avant ce match contre Sion. Aidez-nous à vous croire…

Ecoutez, j'ai effectué toute ma formation là-bas, ils m'ont aidé dans ma progression en me donnant la possibilité de jouer pas mal de matches, surtout l'année passée. Je pense avoir fait de bonnes choses, même s'il est vrai que ça s'est un peu mal fini. Le club comme moi sommes déçus de ça, mais après… Je pense que j'avais aussi besoin de cette première expérience «à l'étranger» (sourire). A Thoune, je vois d'autres choses, une nouvelle manière de travailler, c'est sympa.

Quelle différence vous a-t-elle le plus frappé, entre les deux univers?

Je le savais et j'en ai eu la confirmation: Thoune est un club très familial. Ici, on mange quasi tous les midis ensemble, entre les joueurs, alors que nous ne sommes pas du tout obligés – cela se fait naturellement. On joue beaucoup aux cartes, aussi. A l'époque où tout le monde est derrière son smartphone, cela signifie quelque chose. Chacun est intégré, le groupe vit très bien.

Cela constitue un sacré atout, à l'heure de lutter pour sauver sa peau…

Cela a toujours été la force du FC Thoune. Mais le championnat est très serré, tout va vite dans les deux sens. Après notre victoire à Zurich (ndlr: 2-4 à la reprise, début février), nous étions à quatre points de la troisième place. On va jouer nos cartes et se battre, comme toutes les autres équipes – on verra à la fin qui s'en sera le mieux sorti. En attendant, on sait à quel point le match de ce week-end est important.

Si on vous donne la possibilité de signer maintenant pour un point à Sion, vous signez?

(Du tac au tac). Non, on veut les trois points. Ils sont très importants dans cette lutte, puisqu'on mettrait Sion à six longueurs. Donc on ne peut pas se permettre de jouer «le péclet» pour prendre un point. Le but, c'est d'en avoir le plus possible.

Outre l'enjeu mathématique, que vous inspire l'idée de jouer à Tourbillon avec un autre maillot que celui du FC Sion?

Ben je suis un peu dans l'inconnue, puisque c'est la première fois. Je ne me pose pas trop la question. Je vais essayer de mettre les émotions de côté, de jouer mon match en faisant ce que je sais faire.

La famille, les potes seront dans le stade, sans doute?

Oui, il y aura des amis dans les tribunes et d'autres devant la télé – tout le monde va regarder le match.

Et? Vous ont-ils demandé de tirer à côté pour contribuer au sauvetage du FC Sion?

Non. J'ai un de mes meilleurs amis dans le kop sédunois, et même lui ne m'a pas chambré à ce sujet – bon, ça pourrait encore venir (ndlr: l'interview a eu lieu vendredi midi à Thoune).

Et avec vos ex-coéquipiers, avez-vous commencé à vous amorcer?

Je suis très proche de Quentin Maceiras et Kevin Fickentscher – on continue à se voir régulièrement. On s'envoie des petites piques, évidemment, puisqu'on est en contact, mais rien d'extraordinaire.

Enverrez-vous quand même un message de déstabilisation au gardien Fickentscher samedi soir, histoire de le priver de sommeil?

Non, on reste dans la rigolade. Et ce qui serait vraiment rigolo, c'est que je lui mette un goal – je lui ferai la remarque.

Si vous avez le but de la victoire au bout du pied à la 88e, songerez-vous, une fraction de seconde, à autre chose qu'à la mettre au fond?

Non, pas du tout. Ce serait un manquement professionnel. Aujourd'hui je suis au FC Thoune, le club me fait confiance et a un projet pour moi, donc la question ne se pose pas. Je n'hésiterai pas.

Comment voyez-vous votre avenir, dans tout ça?

Je suis prêté par Sion à Thoune avec une option d'achat, donc le destin, en un sens, est entre mes mains. Si je fais des bonnes choses ici, les dirigeants thounois lèveront cette option d'achat. Mais ce genre de questions, je me les poserai en fin de championnat – c'est trop tôt.

Comment fait-on pour occulter son avenir personnel afin de se concentrer sur ce qu'on a à faire sur le terrain?

C'est presque la définition du métier de footballeur. On doit faire la part des choses. Je donnerai tout pour le FC Thoune jusqu'à la fin du championnat et après, on verra ce qui va suivre.

Avez-vous servi d'indicateur à votre entraîneur Marc Schneider cette semaine, vous qui connaissez si bien le vestiaire d'en face?

Je connais bien les joueurs, mais ils ont un nouvel entraîneur… (Sourire)

Que vous connaissez fort bien aussi, non?

Oui, je l'ai eu en M21. Mais il a changé de dispositif tactique, donc on verra bien (re-sourire).

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