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Revendications socialesGrève et manifestations au Chili à l'appel des syndicats

Des barricades incendiées et des blocages de site miniers ont marqué jeudi le début d'une journée de mobilisation sociale au Chili à l'appel du principal syndicat du pays.

Des troubles ont notamment eu lieu à Valparaíso.

Des troubles ont notamment eu lieu à Valparaíso.

Reuters

Les revendications portent notamment sur une réforme du code du travail, une amélioration du salaire minimum (à 490 dollars par mois contre 380 actuellement) et un remplacement du système des retraites privé par un système public cofinancé par les salariés et les employeurs.

A l'appel de la Centrale syndicale unitaire des travailleurs (CUT), soutenue par les étudiants, une dizaine de barrages ont été dressés sur divers accès à Santiago, provoquant des embouteillages à l'heure de pointe, selon la police.

Au petit jour, aux abords de la Gare centrale, un groupe de personnes s'en est pris à un autobus qui a été incendié après en avoir fait descendre les passagers. De nombreuses forces de l'ordre ont été déployées dans la capitale.

Sites miniers bloqués

Les accès aux principaux sites miniers de la compagnie publique Codelco, plus important producteur de cuivre au monde, ont également été bloqués, selon les syndicats des travailleurs du cuivre. Sur son compte Twitter, l'entreprise a assuré que «malgré des problèmes d'accès, tous les sites travaillent normalement», à part un, où le premier quart a été retardé.

Cette nouvelle journée de manifestations intervient à quatre mois de l'élection présidentielle du 17 novembre, dans un climat de mobilisations récurrentes du secteur étudiant en faveur d'un système éducatif gratuit et de qualité en remplacement de l'actuel, cher et inégalitaire, hérité de la dictature d'Augusto Pinochet (1973-1990).

L'appel à la grève nationale a été relayé également par les employés du fisc, de l'état civil, des crèches, des douanes ou encore de l'aviation civile. L'aéroport de Santiago fonctionnait toutefois normalement jeudi matin, et les majorités des commerces de la capitale étaient ouverts.

(AFP)

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