Actualisé 20.01.2017 à 05:46

Etats-Unis«Guantanamo est contraire à nos valeurs»

A la veille de son départ, Barack Obama a adressé un courrier au Congrès, dénonçant son attitude envers Guantanamo.

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Le président américain Barack Obama se prépare à quitter la Maison Blanche. Son dernier appel à un dirigeant étranger a été réservé à la chancelière allemande Angela Merkel. (Jeudi 19 janvier 2017)

Le président américain Barack Obama se prépare à quitter la Maison Blanche. Son dernier appel à un dirigeant étranger a été réservé à la chancelière allemande Angela Merkel. (Jeudi 19 janvier 2017)

AFP
Barack Obama a tenu sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche. (mercredi 18 janvier). Il a déclaré que Washington avait intérêt à avoir des liens «constructifs» avec Moscou.

Barack Obama a tenu sa dernière conférence de presse à la Maison Blanche. (mercredi 18 janvier). Il a déclaré que Washington avait intérêt à avoir des liens «constructifs» avec Moscou.

Keystone
Le président s'est adressé mardi 10 janvier pour la dernière fois à l'Amérique et au monde, dans un discours qui fut à la fois un adieu ému et un appel à la vigilance. «Vous avez fait de moi un meilleur président et un meilleur homme», a entamé le 44e président des Etats-Unis. (Mercredi 11 janvier 2017)

Le président s'est adressé mardi 10 janvier pour la dernière fois à l'Amérique et au monde, dans un discours qui fut à la fois un adieu ému et un appel à la vigilance. «Vous avez fait de moi un meilleur président et un meilleur homme», a entamé le 44e président des Etats-Unis. (Mercredi 11 janvier 2017)

AFP

A la veille de son départ, Barack Obama a adressé jeudi un courrier au Congrès pour dénoncer son refus de fermer la prison de Guantanamo. Parallèlement le Pentagone a procédé à quatre derniers transferts de détenus.

Compte tenu de ces derniers départs, l'administration Obama quittera le pouvoir vendredi avec 41 prisonniers restant dans le camp de prisonniers que le président sortant s'était engagé à fermer. Les détenus étaient 242 lorsqu'il avait pris le pouvoir il y a huit ans.

Une dernière fois, Barack Obama s'est élevé contre le refus du Congrès de procéder à la fermeture de cette prison «contraire aux valeurs» de l'Amérique. «Il n'existe tout simplement aucune justification (...) à l'insistance du Congrès à garder ce centre de détention ouvert», a martelé le président des Etats-Unis dans ce courrier rendu public par la Maison Blanche.

Le jugement de l'histoire

«L'histoire portera un jugement sévère sur cet aspect de notre lutte contre le terrorisme et ceux qui n'ont pas réussi y mettre fin», écrit Barack Obama.

Les quatre derniers détenus à quitter Guantanamo ont été dirigés vers l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis.

Un prisonnier de nationalité saoudienne a été transféré dans son pays d'origine. Un Russe, un Afghan et un Yéménite ont été envoyés aux Emirats arabes unis. La détention de ces quatre personnes «n'est plus nécessaire» pour la protection des Etats-Unis, a indiqué le Pentagone.

«Ce sont les quatre derniers transferts» de l'administration Obama, a confirmé la même source.

Excès

La prison située dans l'île de Cuba incarne, dans nombre de pays à travers le monde, les excès dans la lutte anti-terrorisme des Etats-Unis après les attentats du 11 septembre 2001.

Dans son courrier au Congrès, Barack Obama réaffirme sa conviction qu'il est possible de fermer cette prison sans que cela ne représente un danger et en réalisant des économies pour le contribuable américain - le coût annuel de chaque détenu est estimé à sept millions de dollars.

Il appelle également une nouvelle fois les élus à agir. «Guantanamo est contraire à nos valeurs et affaiblit notre statut dans le monde», conclut-il. «Il est grand temps de mettre fin à ce chapitre de notre histoire».

Durant la campagne, Donald Trump avait affiché sa volonté de garder ouverte la prison de Guantanamo et «de la remplir de mauvais gars».

Garanties

Lundi, une dizaine de détenus (huit Yéménites et deux Afghans) avaient déjà été transférés vers le sultanat d'Oman.

Les pays d'accueil doivent donner des garanties pour éviter que les anciens détenus ne reprennent le combat, mais tant les Etats-Unis que ces pays restent en général très discrets sur le sort des ex-prisonniers après leur départ de Guantanamo.

Les autorités américaines estiment qu'au total un peu moins d'un détenu sur trois (30,2%) libérés de Guantanamo, depuis son origine, ont repris ou sont soupçonnés d'avoir repris des activités extrémistes. Ce taux est tombé à 13% pour les détenus libérés par l'administration Obama depuis 2009.

Obama a appelé Merkel pour saluer huit années «d'amitié et de partenariat»

Le président américain Barack Obama a appelé jeudi la chancelière allemande Angela Merkel pour saluer huit années «d'amitié et de partenariat», à la veille de la prestation de serment de Donald Trump qui a eu des propos très critiques envers cette dernière. «Le président (américain) a souligné combien il était naturel que son dernier appel à un dirigeant étranger soit réservé à la chancelière Merkel», a indiqué la Maison Blanche.

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