Chronique: Guerdat: «Trois semaines en Espagne, avec 19 chevaux»
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ChroniqueGuerdat: «Trois semaines en Espagne, avec 19 chevaux»

Découvrez la dernière chronique du cavalier jurassien, à nouveau No 1 mondial de saut d'obstacles.

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Sport-Center

Ce week-end, c’est Göteborg, une étape de la Coupe du monde que j’apprécie beaucoup et où j’ai des souvenirs fabuleux, mais je fais l’impasse cette fois-ci, car nous sommes trois semaines à Oliva. Faire un aller-retour Espagne - Suède et surtout Elgg - Göteborg pour un seul cheval, c’était beaucoup de complications pour mon équipe. Les chevaux au repos à Elgg le sont ainsi complètement, pour un mois, et nous, nous vivons pleinement ce séjour de travail et de détente aussi au bord de la mer.

Nous sommes descendus à Oliva, près de Valence, avec 19 chevaux. Fanny, ma compagne, et Anthony (Bourquard), mon cavalier, en montent dix, et moi j’en ai neuf, mes cracks, Bianca et Venard de Cerisy, et aussi des tout jeunes et des nouveaux. Cinq autres membres de l’équipe sont aussi là pour s’en occuper – c’est beaucoup de responsabilités d’avoir 19 chevaux délocalisés en concours! –, tout en prenant un peu de bon temps.

Les journées sont tout de même bien remplies. Le matin, on est à 7 heures aux écuries et à 8 heures au bord de la mer. Les chevaux adorent aller galoper sur la plage et dans l’eau. Ça leur fait du bien aussi et même pour leur musculation - il faut pas mal «ramer» pour marcher dans l’eau -, c’est positif. On reste une bonne heure sur la plage avec un cheval, avec trois allers-retours dans l’eau, ils sont bien vingt minutes dans la mer; ça remplace les balades. Et plutôt que de tourner en rond dans un manège, ils sont au soleil et au grand air. C’est bon pour leur moral et pour le nôtre.

Oliva, c’est un peu des vacances pour eux et en même temps on les travaille sur le plat et ils font tous des épreuves, mais plutôt des petits parcours. Même mes cracks sautent plutôt sur 130 ou 135 cm plutôt que sur 160 cm. Et pour les 145 cm, je prends Ulysse des Forêts ou Tum Play, qui ont déjà fait des concours comme Bâle ou Amsterdam cet hiver.

C’est bien aussi pour les jeunes chevaux, qui prennent en trois semaines l’expérience habituelle de deux ou trois mois, quand je ne peux vraiment m’en occuper que deux jours par semaine et un week-end par mois à peine, étant tout le temps à l’étranger pour de gros concours. Ils peuvent sauter dans le Youngster Tour, conçu spécialement pour les chevaux de 6 et 7 ans. On apprend aussi à mieux connaître ses nouveaux chevaux, on tisse des liens.

Et on met en route les cracks. Pour Bianca et Venard, c’est un travail essentiel de remise en forme. Oliva est une préparation idéale avant les grosses échéances à venir, les Dutch Masters, à Den Bosch, mi-mars, pour Bianca, et la finale de la Coupe du monde, son premier grand championnat, pour Venard, mi-avril à Las Vegas. Entre deux, je miserai sur Victorio des Frotards à Paris, au Grand Palais. En espérant que Victorio sera dans sa forme incroyable de Bâle et Bordeaux. Je vous raconterai tout ça dans ma prochaine rubrique. D’ici là, portez-vous bien!

Steve Guerdat

Cette chronique est assurée en alternance par Clint Capela, Patrick Fischer, Wendy Holdener, Mujinga Kambundji et Steve Guerdat.

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