JO de Rio: Guy Parmelin défend le sport suisse

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JO de RioGuy Parmelin défend le sport suisse

Le conseiller fédéral en charge des sports suit les compétiteurs helvètes au Brésil. Swiss olympic est également très présent.

Le président de Swiss Olympic, Jörg Schild, demande depuis plusieurs années 15 millions supplémentaires à la Confédération pour les sports d'élite. Ici, Guy Parmelin à la Maison suisse.

Le président de Swiss Olympic, Jörg Schild, demande depuis plusieurs années 15 millions supplémentaires à la Confédération pour les sports d'élite. Ici, Guy Parmelin à la Maison suisse.

swiss olympic, Keystone

Le ministre des sports Guy Parmelin ne serre pas seulement les mains des sportifs suisses à Rio. Il a affaire à Swiss Olympic en plein lobbying: si la Suisse n'investit pas davantage dans le sport d'élite, elle risque de se faire lâcher par le groupe de tête.

Le ministre du sport Guy Parmelin suit les compétitions des athlètes suisses et félicite les médaillés comme Fabian Cancellara. Il rencontre aussi les représentants des fédérations et des organisations sportives. Vendredi matin, il a discuté de doping et des infrastructures sportives de Rio avec Thomas Bach, le président du CIO.

Travail de lobbying

Des fonctionnaires suisses, comme le président de Swiss Olympic Jörg Schild, sont aussi du voyage. Depuis plusieurs années, ce dernier demande 15 millions supplémentaires à la Confédération pour les sports d'élite.

Jusqu'à présent en vain: en mai, le Conseil fédéral avait indiqué qu'il ne voyait «pas de marge de manœuvre» pour augmenter les contributions pour le sport de compétition.

Jörg Schild mène un travail de lobbying au plus haut niveau à Rio. «J'ai déjà clairement indiqué au président de la Confédération la raison pour laquelle nous avons besoin de cet argent», a-t-il dit. Et il s'est également entretenu avec Guy Parmelin.

La Confédération doit transmettre le signal, qu'elle soutient le sport de compétition. «Elle a négligé les sports qui ne reçoivent pas de soutien de l'Etat», selon Jörg Schild.

«La Confédération doit épargner»

Pour Guy Parmelin, il n'y a pas de manque de soutien. «La Confédération doit épargner. Nous soutenons les centres sportifs de Macolin (BE) et de Tenero (TI).»

La Suisse est encore derrière les associations et les jeux d'hiver de la jeunesse de 2020 à Lausanne et les Universiades d'hiver en 2021 à Lucerne. «Nous avons toujours besoin de bons projets, et le dernier mot revient au Parlement, qui a décidé d'un programme de stabilisation.»

A la question de savoir si le sport dispose d'un lobby moins bon au Parlement que celui des paysans, Guy Parmelin répond clairement non. «Le groupe parlementaire sport est l'un des meilleurs lobbyistes.» Il a toujours réussi à s'imposer lorsqu'il s'agissait d'éviter des réductions de fonds chez les jeunes et dans le sport.

Rester dans la course

Swiss Olympic avait pourtant demandé davantage lors d'une procédure de consultation concernant un nouveau scénario de promotion du sport. Près de 15 millions de francs devraient être investis pour encourager les entraîneurs, soutenir les centres régionaux et nationaux de formation et financer la mission olympique. L'argent est nécessaire «si la Suisse veut continuer de tenir la comparaison internationale», avait relevé Jörg Schild au printemps dernier.

Les cantons vont renforcer leur soutien aux sports d'élite les trois prochaines années. «Swisslos», qui rassemble des représentants de tous les cantons alémaniques et du Tessin, a décidé d'augmenter la contribution à Swiss Olympics de 15 millions de francs.

Ne plus faire partie des meilleurs

Cette contribution est toutefois limitée à trois ans. Après ce délai, l'augmentation est subordonnée à la condition que la Confédération remette à Swiss Olympic l'autre moitié des fonds requis. Jörg Schild a peur que les choses ne passent pas ainsi. «Si la Confédération ne paie pas, les cantons vont quitter le bateau», a-t-il dit à Rio.

Le ministre des sports Guy Parmelin rappelle qu'à ce stade, c'est au Parlement d'entrer en jeu. Le président de Swiss Olympic va maintenant tenter de convaincre les parlementaires. Pour Swiss Olympic, il est évident que: «sans soutien financier supplémentaire, le sport suisse ne pourra pas rester dans l'élite».

Les conseillers fédéraux n'échappent pas aux bouchons

Les files de voitures, de bus et de taxis s'étendent parfois sur des kilomètres et paralysent Rio. Un conseiller fédéral n'y échappe pas. Guy Parmelin et son entourage sont déjà restés bloqués jusqu'à deux heures.

Vendredi après-midi, il n'était pas sûr d'être présent pour les rencontres de tennis. «Les distances sont très grandes», a-t-il dit.

Guy Parmelin vit à Copacabana à proximité du stade de volley-ball de plage et se déplace dans une voiture ordinaire. Le comité d'organisation à Rio a mis sur pied un système de transport pour les fonctionnaires, les associations et les athlètes, qu'il utilise.

Il arrive que la voiture reste coincée jusqu'à deux heures dans le trafic: avec à son bord, le conseiller fédéral, sa femme Caroline, le responsable de la communication Urs Wiedmer et Matthias Remund, directeur de l'Office fédéral du sport.

(ats)

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