Actualisé 31.01.2013 à 13:06

Conflit fiscalHalte au «sentiment antifrançais»!

Le nouvel ambassadeur de France en Suisse Michel Duclos veut renouer le dialogue entre Paris et Berne. Il appelle les édiles suisses à troquer leur «French bashing» pour de l'empathie envers la France.

Michel Duclos, nouvel ambassadeur de France en Suisse.

Michel Duclos, nouvel ambassadeur de France en Suisse.

AFP

Pour le nouvel ambassadeur de France en Suisse Michel Duclos, le climat de guerre froide qui règne entre Paris et Berne sur les questions fiscales doit s'estomper. Il appelle les édiles suisses à troquer leur «French bashing» pour de l'empathie envers la France.

«Aujourd'hui, l'objectif est de rétablir le dialogue entre les deux pays», déclare l'ambassadeur dans l'édition de «L'Hebdo» de jeudi. Il appuie ainsi les récents propos tenus par le ministre français des finances Pierre Moscovici, qui lors de sa visite au dernier Forum économique mondial à Davos, a réfuté «toute guerre fiscale» avec la Suisse après sa rencontre avec Eveline Widmer-Schlumpf.

«Nous sortons d'une période pendant laquelle les relations entre les deux pays ont vraiment été tendues», concède l'ambassadeur. Selon lui, «les hauts fonctionnaires (des deux pays) avaient perdu l'habitude de se parler», notamment à propos des forfaits fiscaux.

«La France est dans une situation économique dans laquelle elle ne peut simplement plus tolérer certains privilèges», précise le diplomate, en place à Berne depuis juillet. «C'est avant tout une question d'équité fiscale», poursuit-il, notant que François Hollande «cherche un mode de relation amicale avec la Suisse».

Rubik peut attendre

Une nouvelle mouture de texte sur la convention sur les successions «est en cours de finalisation» à Paris, indique encore l'ambassadeur, alors que le premier texte avait soulevé un tollé en Suisse. Quant à une solution sur les avoirs non déclarés déposés par des Français en Suisse, il précise qu'après le non de Berlin à Rubik, «la question n'est plus d'une actualité brûlante» à Paris.

Enfin, à propos du blocage actuel dans les relations entre la Suisse et l'Union européenne (UE), notamment sur la question institutionnelle, l'ambassadeur de France affirme que Paris «aura un rôle de passerelle naturelle» dans ces discussions, concluant que personne n'a envie «que les choses continuent à se dégrader».

(ats)

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