Aveux: Harvey Weinstein: «J’ai offert du travail en échange de sexe»
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AveuxHarvey Weinstein: «J’ai offert du travail en échange de sexe»

Le producteur, dont le compoortement est à l’origine du mouvement #metoo, dit avoir agi «comme tout le monde» à Hollywood.

par
Victor Fingal
Depuis début octobre 2017 et les premières révélations du «New York Times», plus d’une centaine d'accusations d'harcèlement, d'agression et de viol ont été formulées à l'encontre d'Harvey Weinstein.

Depuis début octobre 2017 et les premières révélations du «New York Times», plus d’une centaine d'accusations d'harcèlement, d'agression et de viol ont été formulées à l'encontre d'Harvey Weinstein.

Jefferson Siegel/The Daily News via AP

Discret dans les médias depuis qu’il s’est rendu aux autorités suite à des accusations de viol et de harcèlement, Harvey Weinstein sort du silence. Dans une interview accordée à «The Spectator», le producteur avoue avoir offert du travail à des femmes en échange de rapports sexuels: «Oui, comme tout le monde, je leur ai offert du travail en échange de sexe. Et tout le monde le fait encore.» Avant de préciser: «Mais je n’ai jamais, au grand jamais, forcé une seule femme à avoir des rapports sexuels avec moi.»

Depuis la publication de ces propos, l’un des avocats de Harvey Weinstein, Benjamin Brafman, celui qui défendit en son temps DSK, a tenu à préciser: «Ce n’était pas une interview, c’était une discussion entre vieux amis», a affirmé l’homme de loi dans un communiqué, selon «Vanity Fair».

C’est dire combien les propos tenus par l’ancien producteur à l’origine du mouvement #metoo sont embarrassants pour ses défenseurs.

L’avocat a également dévoilé la réaction du journaliste qui a rédigé l’article incriminé: «Je pense que j’ai mal interprété les paroles de Harvey Weinstein. C’était une erreur. Nous avons parlé de Hollywood et j’ai sûrement mal compris certaines choses concernant les méthodes mises en pratique dans cet environnement.»

Un démenti qui n’a guère convaincu des internautes, persuadés que la première version donnée par «The Spectator» est la bonne. Mais, comme le relève Rose McGowan, la principale plaignante dans la procédure judiciaire en cours, non seulement Harvey Weinstein l’aurait violée mais elle n’en a jamais tiré aucun avantage professionnel. Depuis les premières révélations du «New York Times» début octobre 2017, plus d’une centaine de femmes ont accusé Harvey Weinstein de les avoir harcelées, agressées ou violées.

Harvey Weinstein risque la prison à vie pour des faits multiples de viols et d’agressions sexuelles. Après s’être rendu aux autorités en mai dernier, il a été libéré sous caution. Il devrait être à nouveau présenté devant le juge dans les prochaines semaines.

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