Coronavirus - Hausse de plus de 12% des décès l’an dernier en Suisse
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Conséquence du CoronavirusHausse de plus de 12% des décès l’an dernier en Suisse

Près de 76’200 décès ont été dénombrés au total en Suisse en 2020: une valeur record, selon les chiffres définitifs de l’Office fédéral de la statistique.

La hausse de la mortalité a été particulièrement forte  lors de la 2e vague du Covid-19 entre octobre et novembre.

La hausse de la mortalité a été particulièrement forte lors de la 2e vague du Covid-19 entre octobre et novembre.

20min/Celia Nogler

La Suisse a enregistré 76’200 décès en 2020, soit 12,4% de plus qu’en 2019. Le coronavirus explique en grande partie cette hausse. Deux périodes ont été particulièrement marquées par l’accroissement de la mortalité. Elles correspondent aux deux vagues de la pandémie l’an dernier. En mars-avril, on a dénombré près de 1700 décès supplémentaires par rapport à la même période de 2019 (+14%). D’octobre à décembre, on en a recensé près de 7800 de plus que durant les mêmes mois en 2019, soit une hausse de 45%, indique l’Office fédéral de la statistique mardi. Ces chiffres confirment les tendances données en avril.

La progression des décès a été plus importante chez les hommes que chez les femmes, quelle que soit leur nationalité. Dans la population suisse, elle se monte à respectivement +13,7% chez les hommes et +9,3% chez les femmes et, dans la population étrangère, à 22,8% et 20,4%. En outre, elle a été plus marquée chez les personnes de 80 ans ou plus (+15,5%) que dans les autres classes d’âge. A titre de comparaison, la progression des décès de personnes du 4e âge ne s’élevait qu’à +1,5% à fin 2019.

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Avec plus de 10 décès pour 1000 habitants, le Tessin, le Jura, Bâle-Ville, Glaris, Neuchâtel et Schaffhouse sont les cantons qui déplorent le plus grand nombre de morts au sein de leur population. Zoug est celui qui en compte le moins, à savoir 7‰. Au niveau national, cette valeur s’établit à 9‰.

Légère baisse des naissances

En 2020, 85 900 naissances ont été recensées, contre 86 200 en 2019 (–0,3%). On note toutefois une augmentation des naissances de garçons (+0,4%), alors que celles des filles diminuent (–1,0%). On observe également une légère hausse des nouveau-nés suisses (+0,3%), alors que les naissances de bébés étrangers sont en baisse (–1,7%). Le nombre moyen d’enfants par femme régresse légèrement, passant de 1,48 en 2019 à 1,46 en 2020.

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Quelque 73% des naissances vivantes ont concerné des mères de 30 ans ou plus. C’est pourquoi l’âge moyen à la maternité s’est établi à 32,2 ans en 2020. Les naissances qui surviennent chez les mères de moins de 20 ans ou chez celles de 50 ans ou plus sont des événements rares: on dénombre 229 naissances adolescentes et 46 naissances tardives, soit respectivement 0,3% et 0,1% de l’ensemble des naissances.

Avec près de 11 naissances pour 1000 habitants, Zurich et Appenzell Rhodes-Intérieures sont les cantons qui affichent le plus de naissances au sein de leur population. Le Tessin est celui qui en compte le moins, à savoir 7‰. Au niveau national, cette valeur s’établit à 10‰.

Recul des mariages

La crise sanitaire a visiblement aussi eu un effet sur les unions. En 2020, 35’200 mariages ont été célébrés, soit 9,8% de moins qu’en 2019; 25’700 d’entre eux sont des premiers mariages, unissant deux célibataires. L’âge moyen au premier mariage s’établit à 32,2 ans pour les hommes et 30,2 ans pour les femmes. Tous les autres mariages sont des remariages. On en dénombre 9400. Par rapport à 2019, les deux types d’unions diminuent (respectivement –8,4% et –13,3%).

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Avec plus de 4,5 mariages pour 1000 habitants, Zurich, Uri, Saint-Gall et Schaffhouse affichent le plus grand nombre de mariages par rapport à leur population. Le Tessin est celui qui en enregistre le moins avec 2,7‰. Au niveau national, cette valeur s’établit à 4,1‰.

Avec un total de 651 partenariats enregistrés, l’évolution des unions entre personnes de même sexe est également en baisse par rapport à 2019 (–3,4%). Les couples d’hommes sont toujours plus nombreux à choisir cette voie que ceux de femmes, respectivement 386 et 265. Toutefois, la part de couples de femmes dans l’ensemble des partenariats enregistrés est en hausse, passant de 38% en 2019 à 41% en 2020.

Divorces en recul

Les juges ont prononcé 16 200 divorces en 2020, soit une diminution de 4,0% par rapport à l’année précédente. Leur nombre recule à toutes les durées de mariage observées; de 0 à 4 ans (–7,6%), de 5 à 9 ans (–7,1%), de 10 à 14 ans (–3,6%), de 15 à 19 ans (–3,1%) et de 20 ans ou plus (–0,9%). La durée moyenne du mariage au moment du divorce s’établit à 15,6 ans. Si les comportements observés en 2020 restent identiques à l’avenir, on estime que deux mariages sur cinq (39,5%) pourraient se terminer un jour par un divorce.

Avec plus de 2 divorces pour 1000 habitants, Jura, Genève, Neuchâtel et le Valais comptent le plus grand nombre de divorces par rapport à leur population. Uri est celui qui en dénombre le moins avec 1,3‰. Au niveau national, cette valeur s’établit à 1,9‰.

Le nombre des partenariats dissous est en constante augmentation depuis 2007. Entre 2019 et 2020, il est passé de 200 à 212 cas, soit une progression de 6,0%. Les dissolutions sont plus nombreuses dans les couples d’hommes que dans ceux des femmes (respectivement 124 et 88).

(comm/gma)

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