Actualisé 30.03.2018 à 16:53

Héritage Hallyday: la justice tranchera le 13 avril

France

David et Laura Hallyday réclament un gel des avoirs et un droit de regard sur l'album posthume de leur père. La justice rendra sa décision mi-avril.

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Laeticia Hallyday a renoncé à faire appel du jugement qui a consacré la compétence des tribunaux français pour trancher le litige qui l'oppose aux enfants aînés de son mari Johnny Hallyday concernant son héritage, a-t-on appris auprès de la cour d'appel de Versailles mardi 15 octobre 2019. (mardi 15 octobre 2019)

Laeticia Hallyday a renoncé à faire appel du jugement qui a consacré la compétence des tribunaux français pour trancher le litige qui l'oppose aux enfants aînés de son mari Johnny Hallyday concernant son héritage, a-t-on appris auprès de la cour d'appel de Versailles mardi 15 octobre 2019. (mardi 15 octobre 2019)

AFP
Laeticia Hallyday a fait appel du jugement rendu fin mai par le tribunal de Nanterre qui a retenu la compétence de la justice française pour trancher le litige sur l'héritage du chanteur (8 juillet 2019)

Laeticia Hallyday a fait appel du jugement rendu fin mai par le tribunal de Nanterre qui a retenu la compétence de la justice française pour trancher le litige sur l'héritage du chanteur (8 juillet 2019)

AFP
Un juge de Los Angeles appelé à se prononcer sur le transfert d'avoirs de Johnny Hallyday dans un «trust» dont sa veuve Laeticia est bénéficiaire a une nouvelle fois reporté sa décision (Mercredi 26 juin 2019)

Un juge de Los Angeles appelé à se prononcer sur le transfert d'avoirs de Johnny Hallyday dans un «trust» dont sa veuve Laeticia est bénéficiaire a une nouvelle fois reporté sa décision (Mercredi 26 juin 2019)

Keystone

La justice française rendra le 13 avril sa décision dans l'affaire jugée en référé opposant les aînés du rockeur Johnny Hallyday, décédé en décembre, à sa veuve Laeticia sur le gel de sa succession. L'audience a été perturbée par une manifestation de magistrats.

En attendant que la bataille autour de l'héritage de Johnny Hallyday soit tranchée sur le fond, les avocats des aînés du rockeur, David Hallyday et Laura Smet, ont tenté de convaincre la justice de la nécessité de geler ses avoirs. Ils ont également demandé un droit de regard sur son ultime album, pas encore sorti, que leur dénie le producteur Warner et la veuve du chanteur.

Le 15 mars, le premier round judiciaire très attendu opposant David Hallyday et Laura Smet à Laeticia Hallyday avait tourné court. Les avocats des enfants avaient estimé ne pas avoir eu assez de temps pour prendre connaissance des documents produits par la partie adverse.

Saisi en référé, le tribunal de grande instance de Nanterre, près de Paris, avait renvoyé l'affaire à vendredi et intimé à l'avocat de la veuve de Johnny Hallyday, décédé le 5 décembre à l'âge de 74 ans, de fournir à ses contradicteurs plusieurs pièces complémentaires.

Grévistes à l'audience

L'audience a été perturbée par une manifestation de dizaines d?avocats, magistrats et greffiers, dans le cadre d'une nouvelle journée de protestation contre le projet de réforme de la justice. Le Premier ministre, Edouard Philippe, et la garde des Sceaux, Nicole Belloubet, ont présenté le 9 mars les grands axes de cette réforme, qui s'inscrira dans une loi de programmation présentée en conseil des ministres le 18 avril.

Des personnels en robe noire s'étaient rassemblés devant la salle de l'audience «Hallyday» en brandissant des feuilles de papier sur lesquelles on pouvait lire: «Macron m'a tuer - La justice». Ils ont accueilli les avocats de David Hallyday et Laura Smet aux cris de « Solidarité, solidarité !».

Une vingtaine de grévistes sont entrés dans la salle avant le début de l'audience. L'une a exprimé «la profonde tristesse» des organisations mobilisées de «faire part du décès programmé de la justice (...) au terme d?une longue maladie.»

Les syndicats, qui déplorent un «simulacre de consultation» avec le gouvernement, dénoncent notamment la suppression des tribunaux d'instance, une nouvelle organisation «illisible et éloignée du citoyen» et une «régression des droits de la défense».

Un des avocats de Laura Smet, Me Pierre-Olivier Sur, a manifesté sa solidarité avec le mouvement au nom des avocats «des deux côtés de la barre» avant que l'audience ne suive son cours.

(AFP)

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