Conseil fédéral: Herzog et Rösti, les jeux sont presque faits, rien ne va plus

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Conseil fédéralHerzog et Rösti: les jeux sont presque faits, rien ne va plus

À une petite journée de la double élection au Conseil fédéral, ce sont les candidatures d’Eva Herzog (PS) et d’Albert Rösti (UDC) qui ont les faveurs de la cote. Élisabeth Baume-Schneider garde une petite chance.

par
Eric Felley
Eva Herzog et Albert Rösti très en vue dans les couloirs du Palais fédéral à un jour de leur probable consécration.

Eva Herzog et Albert Rösti très en vue dans les couloirs du Palais fédéral à un jour de leur probable consécration.

lematin.ch

Les jeux sont faits, rien ne va plus. En cette veille d’élections au Conseil fédéral, les parlementaires semblent avoir fait leur choix, même s’il reste encore des auditions durant l’après-midi de mardi. Pour la succession d’Ueli Maurer, le Bernois Albert Rösti conserve une appréciable avance vis-à-vis de son challenger, le Zurichois Hans-Ueli Vogt. Si ce dernier pouvait s’attirer les voix de la gauche pour ses positions en faveur du Mariage pour tous ou de la responsabilité des multinationales, sa ligne souverainiste et sa vision de l’asile ont échaudé le camp rose-vert.

Le vote du groupe UDC

Pour la succession de Simonetta Sommaruga, le chef du groupe socialiste aux Chambres, Roger Nordmann (PS/VD), s’attend à une élection un peu plus serrée. Certes Eva Herzog fait toujours figure de favorite, mais Élisabeth Baume-Schneider n’a peut-être pas dit son dernier mot. Pour son collègue Baptiste Hurni (PS/NE): «Cela dépendra du vote des parlementaires UDC. Certains me disent qu’elle fera 20% des voix dans le groupe, d’autres 70%. Avec 70%, elle serait élue».

D’autres ambitions romandes

L’UDC a prévu un point de presse en fin de journée pour préciser la position du groupe. L’élection d’Élisabeth Baume-Schneider se heurte également à des calculs à moyen ou long terme. «Si elle est élue, cela va fermer des portes à d’autres ambitions romandes lors des successions futures d’Alain Berset, de Guy Parmelin ou d’Ignazio Cassis», observe Christophe Clivaz (V/VS). 

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