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BelgiqueHeurts entre la police et des salariés d'ArcelorMittal

De violents heurts ont opposé mardi la police à des salariés d'ArcelorMittal venus protester à Namur (sud de la Belgique) contre la fermeture annoncée d'une partie du site du géant de l'acier à Liège.

Affrontements entre policiers et salariés d'ArcelorMittal, dans le sud de la Belgique.

Affrontements entre policiers et salariés d'ArcelorMittal, dans le sud de la Belgique.

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Les affrontements ont eu lieu lorsque des manifestants ont tenté de pénétrer dans le périmètre de sécurité installé par la police à une centaine de mètres du siège du gouvernement régional, surnommé «l'Elysette», dans le centre de la capitale de la Wallonie.

Les policiers ont fait usage de gaz lacrymogènes et de puissants canons à eau, tandis que les manifestants lançaient de nombreux pavés en direction des forces de l'ordre, a précisé l'agence de presse belge.

Les vitres de plusieurs commerces ont été brisées et plusieurs manifestants légèrement blessés dans les échauffourées. Les magasins aux alentours ont été fermés et barricadés, selon la même source. Les travailleurs d'ArcelorMittal, qui étaient entre 1500 et 2000 selon Belga, ont ensuite été refoulés, de manière musclée, par les forces de l'ordre.

Autres actions

Les salariés d'ArcelorMittal à Liège avaient voté lundi la reprise du travail pour mercredi, tout en décidant de mener une série d'actions pour protester contre la fermeture annoncée d'une partie du site sidérurgique, en commençant par Namur mardi.

Les syndicats ont également annoncé leur intention de mener ultérieurement d'autres actions devant le siège européen d'ArcelorMittal à Luxembourg et le Parlement européen à Strasbourg.

En charge des affaires économiques, la région de Wallonie a vivement dénoncé ces derniers jours l'annonce par ArcelorMittal de la fermeture définitive de six installations de sa «phase à froid» liégeoise, qui affectera 1300 personnes, en raison de la «détérioration du marché européen».

(ats/afp)

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