14.12.2019 à 19:40

Heurts entre police et jeunes anti-contestation

Liban

Des affrontements entre les forces de l'ordre et des jeunes provenant d'un quartier tenu par le Hezbollah ont éclaté samedi à Beyrouth.

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Des affrontements ont eu lieu lundi soir à Tripoli (nord du Liban) entre l'armée et des centaines de manifestants réclamant un changement radical face à la crise économique. (27 avril 2020 - Image d'illustration prise à Beyrouth)

Des affrontements ont eu lieu lundi soir à Tripoli (nord du Liban) entre l'armée et des centaines de manifestants réclamant un changement radical face à la crise économique. (27 avril 2020 - Image d'illustration prise à Beyrouth)

Keystone
Des manifestants ont coupé tard dimanche soir des routes à travers le Liban pour dénoncer une détérioration de la situation économique, une mobilisation intervenue malgré un couvre-feu et les mesures de confinement. (26 avril 2020)

Des manifestants ont coupé tard dimanche soir des routes à travers le Liban pour dénoncer une détérioration de la situation économique, une mobilisation intervenue malgré un couvre-feu et les mesures de confinement. (26 avril 2020)

Keystone
La rue libanaise réclame une refonte du système politique et la démission d'une classe politique accusée d'incompétence et de corruption. (Mardi 21 janvier 2020)

La rue libanaise réclame une refonte du système politique et la démission d'une classe politique accusée d'incompétence et de corruption. (Mardi 21 janvier 2020)

AFP

Des dizaines de jeunes hostiles au mouvement de contestation au Liban ont lancé samedi des pierres et des pétards sur la police anti-émeute. Les forces de l'ordre ont répliqué avec des tirs de gaz lacrymogènes dans le centre de Beyrouth.

Appel au calme

Des incidents similaires ont eu lieu dans la capitale et d'autres villes du Liban ces dernières semaines. Ils ont incité vendredi le chef du puissant mouvement chiite du Hezbollah à lancer un appel au calme à ses partisans, opposés au mouvement de contestation du pouvoir.

Samedi, des jeunes venus d'un quartier central de Beyrouth, considéré comme un bastion du Hezbollah et du parti chiite Amal, ont tenté d'investir des tentes de la contestation aux abords de la place des Martyrs, épicentre des manifestations antipouvoir déclenchées le 17 octobre. C'est sous ces tentes, relativement vides lorsqu'ils sont arrivés, que sont habituellement organisés des débats.

La police anti-émeute est intervenue pour repousser les jeunes, qui ont lancé des pierres et de gros pétards sur les forces de l'ordre, en faisant des doigts d'honneur. La police a répliqué en tirant des gaz lacrymogènes, les contraignant à battre en retraite, a constaté un photographe de l'AFP. Ces dernières semaines, les accrochages se sont multipliés lors des manifestations contre la classe politique, accusée de corruption et d'incompétence, qui se tenaient généralement dans le calme.

Heurts en soirée

Samedi soir, d'autres heurts ont éclaté dans la capitale, entre la police et des manifestants antipouvoir, à l'entrée d'une avenue menant au Parlement et bloquée par les forces de sécurité.

Des manifestants ont tenté de forcer ce barrage, mais la police a chargé pour les éloigner, avant de tirer des gaz lacrymogènes et de frapper à coups de matraque des contestataires, selon des images retransmises en direct par la chaîne de télévision locale LBC.

Les manifestants ont renversé de lourdes jardinières, jeté des pierres sur la police et scandé des slogans hostiles aux forces de sécurité mais aussi au président du Parlement Nabih Berri, chef du parti Amal, selon les images de la LBC. L'armée et la police ont déjà eu recours à la force à plusieurs reprises cette semaine pour disperser des contestataires.

La Croix-Rouge libanaise a annoncé sur Twitter avoir transporté dix blessés vers des hôpitaux et soigné 33 personnes sur place.

(ats)

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