16.09.2020 à 19:25

Cyclisme «Hirschi sait ce qu’on attend de lui»

Le sélectionneur suisse Marcelo Albasini a composé une équipe nationale très expérimentée autour de son jeune prodige Marc Hirschi (22 ans). Avec une médaille dans le viseur.

par
Sylvain Bolt
Vainqueur de la 12e étape du Tour de France, le Bernois Marc Hirschi est l’une des révélations de cette édition. 

Vainqueur de la 12e étape du Tour de France, le Bernois Marc Hirschi est l’une des révélations de cette édition.

KEYSTONE

La Suisse a perdu les Mondiaux d’Aigle-Martigny, annulés en raison de la pandémie et récupérés par la candidature italienne d’Imola du 24 au 27 septembre. Mais elle va tenter de briller, sur les routes d’Émilie-Romagne fin septembre. Le parcours de la course en ligne, long de 258,2 km (neuf tours) et avec un dénivelé positif de 5’000 mètres à avaler, semble correspondre aux qualités de Marc Hirschi. C’est en tout cas l’avis du sélectionneur de l’équipe masculine Marcelo Albasini. Le coach va tout miser sur le talentueux Bernois, très en vue sur le Tour de France.

«Il était logique d’entourer Hirschi de coureurs expérimentés et qui savent surtout faire preuve d’engagement.»

Marcelo Albasini, sélectionneur suisse

Marcelo Albasini, vous visez une ou deux médailles mondiales chez les hommes?

Nous avons les cartes en main pour faire en tout cas un gros résultat. Cela ne sert à rien de nous rendre à Imola si nous n’avons pas une médaille dans le viseur. Stefan Küng aura une grande chance de briller lors du contre-la-montre (ndlr: le Thurgovien vient de se retirer du Tour de France, pour récupérer avant cette échéance). Et puis il y a Marc Hirschi pour la course en ligne, même si là il y a la tactique qui entre en ligne de compte.

Vous avez désigné le Bernois comme leader suisse. Quel est votre plan pour conquérir l’or?

Le but des équipiers sera d’emmener Hirschi pour qu’il soit le mieux placer avant les deux bosses qu’il faudra effectuer neuf fois. Ce parcours est vraiment fait pour lui. C’est un circuit nerveux avec des routes étroites où il faudra aussi savoir prendre des risques. Et là, je crois qu’Hirschi nous a prouvé qu’il excellait! Mais je ne vais pas vous dévoiler la tactique de course avant d’en avoir parlé avec mes coureurs.

Autour de Hirschi, vous avez choisi plusieurs coureurs d’expérience (Albasini, Gasparotto, Schär ou Dillier)…

Avec un jeune leader de 22 ans, il était logique de l’entourer de coureurs expérimentés et surtout qui savent faire preuve d’engagement. J’ai sélectionné des coureurs qui peuvent renoncer à leurs ambitions personnelles afin de travailler pour Hirschi. Et puis j’ai aussi choisi des coureurs qui correspondent à ce parcours.

Est-ce la raison de la non-sélection de Sébastien Reichenbach, qui était amené à jouer un rôle important aux Mondiaux d’Aigle-Martigny?

C’est Sébastien (ndlr: Reichenbach) qui m’a appelé et m’a transmis son souhait de ne pas participer à ces Mondiaux. Il a été honnête en confiant que ce parcours n’était idéal pour ses qualités de pur grimpeur. Je respecte sa décision. Il a préféré laisser sa place.

Vous l’avez remplacé par un autre Valaisan, Simon Pellaud…

Pellaud est capable de bien rouler sur ce parcours et de faire le boulot pour l’équipe et se sacrifier pour Hirschi. Il a aussi prouvé dernièrement qu’il était en forme et avait le niveau technique et physique.

Allez-vous demander à Marc Hirschi d’en garder un peu sous la pédale lors de cette dernière semaine du Tour de France?

J’ai appelé Marc pour lui dire que ce parcours était fait pour lui, il le sait. C’est un coureur très malin qui sait ce qu’on attend de lui et qui m’a confirmé sa grande motivation pour ces Mondiaux. Je vous le répète, il a compris qu’il avait une belle carte à jouer sur ce parcours particulier des Mondiaux.

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