Ukraine: Hollande, Merkel, Poutine et Porochenko pour une trêve
Publié

UkraineHollande, Merkel, Poutine et Porochenko pour une trêve

Les dirigeants russes, français, allemands et ukrainien ont appelé à une «mise en oeuvre complète du cessez-le-feu».

La Russie, la France, l'Allemagne et l'Ukraine se sont entendu sur le conflit qui déchire l'Ukraine. Le dernier entretien téléphonique entre ces quatre dirigeants remonte au 17 juillet (jeudi 23 juillet 2015).

La Russie, la France, l'Allemagne et l'Ukraine se sont entendu sur le conflit qui déchire l'Ukraine. Le dernier entretien téléphonique entre ces quatre dirigeants remonte au 17 juillet (jeudi 23 juillet 2015).

Keystone

Vladimir Poutine, François Hollande, Angela Merkel et Petro Porochenko ont appelé, lors d'une conversation téléphonique jeudi soir, à une «mise en oeuvre complète du cessez-le-feu», selon un communiqué de la présidence française.

Les dirigeants russe, français, allemand et ukrianien «sont convenus de l'importance de respecter les engagements pris à Minsk en février concernant le retrait des armes lourdes de la ligne de contact, la mise en oeuvre complète du cessez-le-feu et l'accès de la Mission spéciale d'observation de l'OSCE», l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, selon le texte.

Ils ont «salué l'intention des parties de discuter des élections locales et du régime de décentralisation le 28 juillet dans le cadre du groupe de travail de Minsk chargé des questions politiques». Toujours selon le communiqué de l'Elysée, «l'importance de retenir une seule date pour l'organisation des élections locales dans l'ensemble de l'Ukraine, y compris dans certains secteurs des régions de Donetsk et de Lougansk, a été soulignée».

Sécurité

Concernant les questions de sécurité, ils ont «pris note des accords trouvés sur le retrait des chars et de l'artillerie légère à 15 km de part et d'autre de la ligne de contact, dans le cadre du groupe de travail de Minsk chargé des questions de sécurité.» Les quatre dirigeants «souhaitent que ces accords soient signés dès que possible et qu'un dispositif d'observation effectif par la Mission spéciale d'observation de (OSCE) soit mis en place le long de la ligne de contact», précise le communiqué.

Alors que la Russie a demandé la démilitarisation du village de Chirokiné, près de Marioupol, dernière grande ville de la zone du conflit encore sous contrôle des forces ukrainiennes, les quatre dirigeants ont «pris note du retrait des forces séparatistes et demandé à la Mission spéciale d'observation de l'OSCE et aux experts de la Commission de contrôle et de coordination du cessez-le-feu (JCCC) de trouver des solutions pratiques, d'ici le 3 août, pour le retrait des troupes ukrainiennes et l'installation de la Mission spéciale d'observation de l'OSCE» dans cette zone.

Les quatre dirigeants ont également «salué la décision de lancer des projets de rénovation des infrastructures de traitement et d'approvisionnement en eau et de restaurer une voie ferrée pour le transport de charbon», indique encore le communiqué. Ils ont «salué l'accord trouvé afin d'établir des centres logistiques humanitaires dans la zone tampon (...). Afin de progresser sur les échanges de prisonniers et l'identification des personnes disparues, ils ont marqué l'importance d'assurer un libre accès au Comité international de la Croix Rouge (CICR)», selon l'Elysée.

Le dernier entretien téléphonique entre ces quatre dirigeants remonte au 17 juillet.

(AFP)

Votre opinion