France: Hollande mise sur plus de 1,6% de croissance
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FranceHollande mise sur plus de 1,6% de croissance

Le président français espère que 200'000 emplois seront créés en 2016.

François Hollande à Bruxelles (Belgique) le 29 juin 2016.

François Hollande à Bruxelles (Belgique) le 29 juin 2016.

AFP

Le président François Hollande mise sur une croissance supérieure à 1,6% et la création d'au moins 200'000 emplois en France en 2016, dans un entretien aux Echos à paraître jeudi.

«Il y a bien une reprise en France et un début d'inversion de la courbe du chômage. C'est un fait indiscutable. Notre croissance sera supérieure à 1,6% cette année, ce qui nous permettra de créer au moins 200'000 emplois. Le Brexit aura surtout un impact défavorable pour le Royaume-Uni et c'est par le biais d'une éventuelle récession outre-Manche qu'il peut y avoir un risque pour la zone euro et pour la France», déclare le chef de l'Etat.

«Nous devons les conjurer par un soutien encore plus consistant à l'investissement privé comme public. Et par une réponse européenne rapide et claire. Plus brève sera la période d'incertitude sur la place du Royaume-Uni dans l'Europe, plus limitées seront les conséquences du Brexit sur l'activité», ajoute-t-il.

«Rendre la place financière de Paris plus attractive»

Par ailleurs, François Hollande souhaite «adapter» les règles françaises «y compris fiscales pour rendre la place financière de Paris plus attractive», après le vote britannique en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

«Le Royaume-Uni redevenant un pays tiers, le passeport financier européen devra disparaître», rappelle-t-il, en référence à un dispositif qui permet à une banque implantée à Londres d'opérer sur tous les marchés de la zone euro. «Autre point clef : les opérations de compensation en euros ne pourront plus se faire à Londres», souligne-t-il.

«Il est légitime et logique que les banques françaises s'organisent et se préparent en conséquence», ajoute le président. «Et nous devons adapter nos règles y compris fiscales pour rendre la place financière de Paris plus attractive.»

Exonération d'impôt

La place de Paris souhaite tirer profit d'une éventuelle rétrogradation de la City après le Brexit, mais fait face à des concurrentes de taille comme Francfort, siège de la Banque centrale européenne (BCE) ou Dublin et Luxembourg, où la fiscalité est avantageuse.

Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, a rencontré mardi le ministre français des Finances, Michel Sapin, pour suggérer des mesures pour rendre la place de Paris «plus attractive». Il souhaite notamment que la durée du régime des impatriés, actuellement de cinq ans, passe à dix ans.

Un salarié - français ou étranger - qui résidait fiscalement hors de France depuis au moins cinq ans bénéficie, lors de son embauche en France, d'une exonération partielle d'impôt pendant cinq ans.

(AFP)

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