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FranceHollande se montre offensif sur la scène internationale

Le président français a abordé jeudi sa 5e conférence de presse avec une popularité au plus haut depuis deux ans, marquée par les attentats à Paris.

François Hollande a déclaré que les Français avaient montré «un amour intact pour la République».

François Hollande a déclaré que les Français avaient montré «un amour intact pour la République».

AFP

François Hollande a clamé ce jeudi 5 février son intention de «prolonger l'esprit de janvier», un mois après les attentats de Paris avec des mesures sur l'éducation et le service civique, d'«éviter la guerre en Ukraine», et de «trouver une solution» au problème de la dette grecque. Voici les principaux points abordés lors de cette conférence:

- Le chef de l'Etat français s'est montré offensif sur la scène internationale, en particulier l'Ukraine, avec l'annonce d'une visite surprise dans l'après-midi à Kiev avec la chancelière allemande Angela Merkel.

Désireux d'«éviter la guerre en Ukraine», M. Hollande présentera à cette occasion une «nouvelle proposition de règlement» du conflit russo-ukrainien. Ils se rendront vendredi à Moscou pour s'entretenir avec Vladimir Poutine. «L'option de la diplomatie ne peut être prolongée indéfiniment», a prévenu le président de la République.

Il a aussi fait la leçon à la communauté internationale qui doit, selon lui, être plus active dans les zones de conflits. «La France ne peut pas intervenir partout», «elle ne peut pas être la seule puissance du monde à agir», a-t-il lancé soulignant notamment son rôle dans les conflits africains.

- Au sujet de la Grèce, «le rôle de la France est de trouver une solution, de contribuer à un accord mais dans le respect: respect du vote des Grecs et respect des règles européennes et des engagements». Car «l'austérité qui lui a été imposée a suscité un rejet. Mais pas un rejet de l'euro, pas un rejet de l'Europe», a-t-il dit.

L'austérité «ne peut pas être une ligne d'horizon» pour les peuples européens, a insisté le chef de l'Etat, qui a incité le nouveau Premier ministre grec Alexis Tsipras, élu sur un programme anti-austérité, à se rendre à Berlin pour aller voir Angela Merkel qui «le recevra».

Il a en outre estimé que la décision mercredi soir de la Banque centrale européenne (BCE) de priver les banques grecques d'une partie de ses financements renvoyait «sur les Etats, sur les gouvernements, les responsabilités». «Et c'est bien légitime», a déclaré François Hollande.

Politique intérieure

Le président de la République a distillé quelques annonces visant à renforcer la cohésion «de la société française, parmi lesquelles de nouveaux moyens pour lutter contre le décrochage scolaire, pour la formation des enseignants, la revalorisation des lycées professionnels. Il a annoncé la création d'un «contrat civique» avec un «service universel pour les jeunes» et la création d'une «réserve citoyenne pour tous les Français».

M. Hollande a affirmé également avoir «changé», après les attentats de janvier, qui ont «profondément marqué la France et qui sont désormais inscrits dans notre mémoire nationale».

«L'esprit du mois de janvier 2015, c'est l'unité de la République.Cette exigence, ce message n'efface pas les différences, les sensibilités, les clivages, mais les dépasse dans une force qui va à l'essentiel: assurer la cohésion du pays pour le faire avancer, pour le faire réussir (...) Cet esprit-là, je dois le prolonger», a poursuivi M. Hollande, en net regain de popularité depuis décembre.

(AFP)

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