07.11.2020 à 12:00

FranceHommage national aux victimes de l’attentat de Nice

La cérémonie a été organisée sur les hauteurs de la ville de Nice pour rendre hommage aux trois victimes de l’attentat commis le 29 octobre dans la basilique de Nice.

Des soldats français portent les portraits des trois victimes de l’attentat à la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020, Nadine Devillers, Vincent Loques et Simone Barreto Silva, lors de l’hommage national à Nice.

Des soldats français portent les portraits des trois victimes de l’attentat à la basilique Notre-Dame de Nice le 29 octobre 2020, Nadine Devillers, Vincent Loques et Simone Barreto Silva, lors de l’hommage national à Nice.

AFP

Portant «les condoléances de la nation», le Premier ministre Jean Castex a rendu hommage samedi aux victimes de l’attaque au couteau perpétrée dans la basilique de Nice, disant sa «compassion» et son «indignation» face à un ennemi «identifié», «l’islamisme radical».

«C’est la France qui à chaque fois est visée et est la cible du terrorisme mais Nice aura payé un lourd tribut», a déclaré le Premier ministre, évoquant cet attentat et celui qui avait fait 86 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet 2016.

«Le 29 octobre, un terroriste a volé trois vies au coeur même d’une église», s’est ému Jean Castex en évoquant une «profanation».

«Le terrorisme s’en prend à ce que nous sommes, à ce qui fait notre identité, à notre liberté, à notre culture et enfin à nos vies. L’ennemi, nous le connaissons, non seulement il est identifié, mais il a un nom, c’est l’islamisme radical», a encore déclaré le chef du gouvernement, qui a remis aux victimes à titre posthume la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

La cérémonie s’est déroulée en présence de trois autres membres du gouvernement, de l’ancien président Nicolas Sarkozy ou encore du président LR du Sénat Gérard Larcher. Peu avant 10h30, sous un grand soleil, la Marseillaise a résonné sur la colline du château, un parc dominant la ville et sa baie méditerranéenne, symbole fort de résistance à Nice.

Jean Castex a remis aux victimes à titre posthume la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

Jean Castex a remis aux victimes à titre posthume la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme.

AFP

La meilleure amie et le mari de Nadine Devillers, 60 ans, la première victime de l’attaque, ont apporté son portrait, une photo du jour de son mariage.

Ensuite, celui de Vincent Loquès, le sacristain de la basilique tué la veille de ses 55 ans a été porté devant l’assistance recueillie, puis celui de la troisième victime, la Franco-brésilienne Simone Barreto Silva, 44 ans, mère de trois enfants, sur la mélodie entraînante d’une chanson de Gilberto Gil.

Après que la flamme de la foi a été allumée, la comédienne Muriel Mayette-Holtz, directrice du Théâtre national de Nice, s’est avancée pour lire un texte de l’écrivain Romain Gary avant une prise de parole du maire de Nice Christian Estrosi.

«Entrer en résistance»

«Tous les trois ensemble, vous êtes toute la diversité, toute l’humanité du peuple de Nice», a déclaré l’élu, visiblement ému et dénonçant une «guerre contre tout ce que nous sommes». «Nous devons entrer en résistance», a continué Christian Estrosi: «Nous avons maintenant besoin non pas seulement d’un hommage mais aussi de moyens forts, opérationnels, immédiats pour mettre un terme à cette menace, à ces actes barbares».

Trois coups de canon ont été symboliquement tirés à la fin de la cérémonie, après l’allocution du Premier ministre. Alors que l’orchestre jouait ensuite «What a wonderful world» de Louis Armstrong, la famille de Simone Barreto Silva est partie la première, l’une de ses filles peinant à marcher, soutenue avant d’être prise dans ses bras par le mari de Nadine Devillers.

A l’issue de cet hommage, le chef du gouvernement s’est entretenu avec les familles des victimes, et il devait décorer des policiers municipaux qui ont permis l’interpellation de l’assaillant du 29 octobre.

Transféré à Paris

Ce jour-là, à 8h30, un homme de 21 ans, Brahim Aouissaoui, de nationalité tunisienne, arrivé à Nice l’avant-veille, avait attaqué au couteau les trois fidèles présents dans la basilique.

«On ne s’attend pas à une mort aussi tragique, dans un lieu pareil... Rentrer dans une église pour y tuer trois personnes, c’est inconcevable pour moi!", a confié à Nice-Matin Joffrey, le mari de Nadine Devillers.

Depuis le début de l’enquête sur l’attaque, outre l’assaillant, 11 personnes ont été placées en garde à vue et toutes ont été relâchées. Connu en Tunisie pour des faits de violence et de drogue, Brahim Aouissaoui s’était tourné vers la religion depuis deux ans et isolé.

Hospitalisé à Nice après son arrestation, sans pouvoir être questionné, il a été transféré vendredi en avion vers Paris où le parquet national antiterroriste conduit l’enquête pour «assassinats en relation avec une entreprise terroriste».

Arrivée par Lampedusa

Brahim Aouissaoui a quitté clandestinement mi-septembre la ville de Sfax, au centre de la Tunisie, où il vivait avec sa famille et travaillait comme réparateur de motos.

Après sa traversée de la Méditerranée et son arrivée sur l’île italienne de Lampedusa, Brahim Aouissaoui aurait été placé en quarantaine avec près de 400 migrants sur le ferry «Rhapsody», selon la presse italienne, avant de débarquer sur le continent à Bari, dans le sud-est de l’Italie, le 9 octobre.

Une source proche de l’enquête avait précisé qu’il s’était ensuite rendu en Sicile, avant de rejoindre la France. L’enquête a pu déterminer qu’il était arrivé à Nice mardi 27 octobre, deux jours avant l’attaque.

Cette attaque terroriste est la troisième perpétrée en France depuis la republication début septembre de caricatures du prophète Mahomet par Charlie Hebdo.

(ATS/NXP)

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3 commentaires
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QAnon Suisse

07.11.2020 à 13:50

Triste en compagnie de l’etat français actuel qui est complice de la situation.

Il faut agir

07.11.2020 à 13:15

Hommages bougies fleurs marche blanche etc....

Ici c est Bienne

07.11.2020 à 12:46

Plusieurs politiciens italiens nous ont mis en garde sur ces potentiels terroristes qui se mélangent aux réfugiés arrivant à Lampedusa mais Merkel et Macron avec le soutien de Bruxelles ont préféré faire la sourde oreille et voilà Une pensée pour ces victimes assassinées de manière brutale RIP