Asie: Hong Kong: journaliste blessée durant les manifs

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AsieHong Kong: journaliste blessée durant les manifs

Une journaliste a reçu une balle en caoutchouc en plein visage lors des manifestations de dimanche à Hong Kong.

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Donald Trump a annoncé vendredi qu'il souhaitait mettre fin aux exemptions accordées à Hong Kong dans le cadre de sa relation spéciale avec les États-Unis désormais remise en cause. (29 mai 2020)

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Keystone
«Mécontent» face à l'intention de Pékin de priver Hong Kong de son autonomie, le président américain a promis mardi une riposte imminente. (26 mai 2020)

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Keystone
Les manifestants ont scandé des slogans de la mouvance pro-démocratie avant d'être dispersés par les tirs lacrymogènes de la police anti-émeute. (Dimanche 24 mai 2020)

Les manifestants ont scandé des slogans de la mouvance pro-démocratie avant d'être dispersés par les tirs lacrymogènes de la police anti-émeute. (Dimanche 24 mai 2020)

AFP

Une journaliste indonésienne basée à Hong Kong est hospitalisée après avoir été blessée au visage par une balle en caoutchouc tirée par la police lors des débordements de dimanche dans l'ancienne colonie britannique. Les autorités sont priées de s'expliquer.

Veby Mega Indah, une journaliste de 39 ans, a affirmé au quotidien hongkongais «South China Morning Post» avoir été blessée à l'œil par un projectile non létal au cours d'une manifestation dimanche à Hong Kong. Le territoire traverse une grave crise politique.

«Je portais un casque et des lunettes de protection. Je me tenais avec d'autres journalistes. J'ai entendu un journaliste crier: «Ne tirez pas, nous sommes journalistes!» Mais la police a tiré», a décrit la reporter qui travaille pour «Suara Hong Kong News», un média local lu par la diaspora indonésienne à Hong Kong.

Une vingtaine de minutes après l'incident, elle a été transportée à l'hôpital. Le consulat indonésien à Hong Kong a confirmé qu'un diplomate avait rendu visite à la journaliste à l'hôpital. «Sa condition est stable mais elle nécessite davantage de traitements», a confirmé un porte-parole. Le consulat est en contact avec la police et les autorités au sujet de l'incident.

Journalistes touchés

L'Association des journalistes de Hong Kong prie les autorités de fournir des explications sur les tirs envers les reporters. «Il s'agit presque d'une attaque envers les journalistes», a déclaré son président Chris Yeung Kin-hing. «Il y a aussi eu des policiers qui ont visé les médias avec du gaz au poivre et il y a eu de nombreux cas de journalistes touchés par des balles en caoutchouc par le passé.»

La journée de dimanche a été marquée à Hong Kong par de nouveaux affrontements entre les manifestants pro-démocratie et la police anti-émeute, qui a tiré du gaz lacrymogène dans un quartier commerçant du centre de l'île. La veille, des violences avaient déjà été constatées avec des manifestants qui ont lancé des cocktails Molotov et des briques en direction de la police qui a riposté avec des canons à eau, des gaz lacrymogènes et au poivre.

Des dizaines de milliers de manifestants se sont rassemblés durant le week-end à l'occasion du cinquième anniversaire du début du «Mouvement des Parapluies», précurseur de la mobilisation qui ébranle actuellement Hong Kong.

Amnesty dénonce

L'ONG de défense des droits de l'homme Amnesty International a déploré à plusieurs reprises le recours illégal à la force par la police lors des manifestations. L'association a relevé notamment que plus de 1300 personnes ont été interpellées dans le contexte de la nouvelle vague et de manifestations et a recensé de multiples cas d'arrestations arbitraires.

(ats)

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