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Canton de NeuchâtelHôpital de la Providence: le Conseil fédéral fâche le syndicat

Selon le SSP, le gouvernement avait en main les informations nécessaires pour se positionner sur la plainte contre la Suisse qu'il a déposée auprès de l'OIT concernant les licenciements survenus à l'Hôpital de la Providence.

Le 10 avril 2013, la plainte a été déposée par les grévistes licenciés auprès de l'Organisation internationale du travail à Genève.

Le 10 avril 2013, la plainte a été déposée par les grévistes licenciés auprès de l'Organisation internationale du travail à Genève.

ARCHIVES, Keystone

Le syndicat des services publics (SSP) n'a pas apprécié le fait que le Conseil fédéral refuse de se prononcer sur la plainte contre la Suisse qu'il a déposée auprès de l'Organisation internationale du travail (OIT) concernant les licenciements survenus à l'Hôpital de la Providence, à Neuchâtel.

Selon lui, le gouvernement avait pourtant en main toutes les informations nécessaires pour se positionner.

Le Conseil fédéral a déclaré qu'il veut attendre les différentes décisions de justice sur les procédures en cours avant de prendre position. «C'est se moquer du monde», a indiqué lundi à Genève le SSP. «Attendre une année pour dire qu'il faut encore attendre, c'est faire bien peu de cas des travailleurs» qui ont été mis à la porte.

Le syndicat estime que le conflit social qui a éclaté à l'Hôpital de la Providence a mis en lumière l'absence, dans les lois suisses, d'une réelle protection contre le licenciement pour fait de grève. Selon le droit suisse, un gréviste licencié ne peut pas en Suisse «faire annuler son licenciement et conserver son travail».

La plainte déposée à l'OIT contre la Suisse porte sur cette question. Pour le SSP, le Conseil fédéral, avec les éléments dont il dispose sur ce dossier, pouvait parfaitement prendre position «sur la nécessité de protéger le droit de grève». Le SSP va demander à intervenir lors de la prochaine conférence internationale de l'OIT.

Il y a un peu plus d'un an, 22 employés de l'Hôpital de la Providence étaient entrés en grève pour protester contre la dénonciation de leur convention collective de travail. Refusant de retourner au travail avant d'obtenir satisfaction, ils avaient reçu leur lettre de licenciement avec effet immédiat le 4 février 2013.

(ats)

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