Ski en pleine pandémie: Hôpital du Valais: «Nous redoutons surtout les accidents graves»
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Ski en pleine pandémieHôpital du Valais: «Nous redoutons surtout les accidents graves»

Entre les patients de la Covid-19, les maladies de saison et les accidents, l’Hôpital du Valais reste sous tension.

par
Eric Felley
Uniquement pour la journée de samedi, l’Hôpital du Valais a enregistré un pic aux urgences avec 130 entrées.

Uniquement pour la journée de samedi, l’Hôpital du Valais a enregistré un pic aux urgences avec 130 entrées.

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Un Suédois tué en faisant du hors-piste à Verbier dimanche, dix personnes emportées par une avalanche également à Verbier lundi, dont un Britannique décédé, le même jour un Irlandais est tué par une autre avalanche en dessus de Nendaz… En Valais, comme dans les Alpes, les fortes chutes de neige de la semaine dernière ont créé des conditions très bonnes pour skier, mais aussi dangereuses. Au cœur de l’hiver, le ski et les sports de glisse en général provoquent des accidents et des blessés, qui se retrouvent dans les différentes de structures de l’Hôpital du Valais.

Mais cette saison est particulière parce qu’il subsiste un nombre important de patients liés à l’épidémie de Covid-19. Son porte-parole Joakim Faiss n’hésite pas à parler d’une situation «précaire», mais encore gérable: «De manière générale. nous constatons une stabilisation à un niveau relativement élevé du nombre de patients Covid, avec une pression plus forte de ces patients sur les soins intensifs du Centre Hospitalier du Haut-Valais.»

130 entrées en un jour

Dans ce contexte, l’afflux de blessés dû aux sports de glisse n’est-il pas une charge de trop sur l’activité de l’Hôpital du Valais? «La période hivernale est toujours une période d’intense activité pour l’hôpital, répond le Valaisan, notamment aux urgences et en traumatologie. Ces dernières semaines, l’activité aux urgences s’est cependant inscrite en dessous des valeurs habituelles à la même période. Samedi dernier, jour de beau temps, nous avons toutefois enregistré un pic aux urgences de Sion, avec 130 entrées, ce qui reste gérable pour ce service».

À la question de savoir, s’il faudrait limiter le ski pour soulager l’hôpital, la réponse est prudente: «Il n’est pas du ressort de l’Hôpital du Valais de s’opposer ou d’approuver la pratique de certains sports ou l’ouverture des domaines skiables. Nous fournissons des points de situation réguliers aux autorités que nous ne manquerons pas d’interpeller si nous devions être débordés».

Équilibre précaire

Pour l’instant ce n’est pas le cas, même si la situation pourrait changer: «Nous redoutons surtout les accidents graves qui risquent de surcharger notre bloc opératoire et nos soins intensifs dont l’équilibre est actuellement précaire entre la prise en charge des cas Covid et la reprise des opérations devenues urgentes. Nous invitons surtout la population à faire preuve de prudence, note le même, et d’adopter un comportement responsable durant toute cette période.»

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