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Grand ConseilHôpital du Valais: Tornay reconnaît ses erreurs

Le Grand Conseil valaisan a salué la qualité du rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital du Valais. Pour l'Alliance de gauche, la crédibilité de Maurice Tornay est entamée et affaiblit le gouvernement.

Le Grand Conseil valaisan a commenté le rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital du Valais.

Le Grand Conseil valaisan a commenté le rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital du Valais.

Keystone

Le Grand Conseil valaisan a salué ce jeudi 30 avril la qualité du rapport de la Commission d'enquête parlementaire (CEP) sur l'Hôpital du Valais. Seule la gauche a clairement appelé Maurice Tornay (PDC) à la démission. Ce dernier a reconnu ses erreurs.

«Excellent», «colossal», «fouillé, les adjectifs n'ont pas manqué aux députés pour qualifier le volumineux rapport de la CEP présenté à la presse le 8 avril dernier. Les députés ont également salué la prise de position du gouvernement qui a suivi, dans laquelle il reconnaît ses torts dans les affaires qui ont secoué l'hôpital entre 2010 et 2014.

Pour l'Alliance de gauche, la crédibilité de Maurice Tornay est entamée et affaiblit le gouvernement. L'ancien chef du département de la santé doit donc «prendre les dispositions qui s'imposent et se retirer».

Le PLR n'a pas appelé le ministre à la démission, mais n'a pas mâché ses mots pour autant: «Vous êtes persuadé d'avoir raison et n'admettez aucune contestation», a reproché Christophe Claivaz. Le député PLR a relevé le manque «d'humilité et d'écoute», ainsi que l'«entêtement», la«vision passéiste» et la manière de «gouverner dans sa tour d'ivoire» du ministre.

Droit bafoué

Opposé à une CEP, le PDC a cependant reconnu son utilité et sa qualité. Il a toutefois reproché à la commission d'avoir violé le droit du Conseil d'Etat d'être entendu dans un délai approprié sur les reproches qui le concernaient. Demander la démission de Maurice Tornay «est disproportionnée de notre point de vue», a encore précisé le député David Théoduloz (PDC) .

Tous les groupes se sont réjouis de l'application actuelle et à venir des recommandations de la CEP. «Il faut maintenant restaurer un climat permettant aux soignants de soigner», a relevé Jérôme Buttet (PDC). «Nous voulons tourner la page», a renchéri Christophe Claivaz (PLR)

Mea culpa du ministre

«Je reconnais mes erreurs sans aucun orgueil. Je les accepte et le reconnais en tant que politicien et en tant qu'homme», a déclaré Maurice Tornay à l'issue des interventions des députés. L'ancien chef du département de la santé a admis qu'il aurait dû être plus attentif aux signaux des lanceurs d'alerte et qu'il aurait dû intensifier le dialogue.

«J'ai fait ce que j'ai pu, au plus près de ma conscience», a assuré le ministre. S'il accepte les critiques émises par la CEP, il ne peut accepter celles, «indignes», émises à titre personnel par un député PLR et un autre UDC via les réseaux sociaux.

Maurice Tornay a avoué s'être posé la question de sa capacité de gouverner et être convaincu de l'être. «Partir, c'est fuir ses responsabilités», a-t-il précisé. le président du Grand Conseil, Jean-Michel Cina, a réitéré la confiance de tout le gouvernement en Maurice Tornay.

Dans son rapport, la CEP n'a épargné personne. Le Conseil d'Etat, le conseil d'administration, la direction, le patron de la chirurgie de l'Hôpital du Valais, aucun n'est exempt de reproche.

(ats)

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