17.11.2020 à 03:01

TélécomsHuawei vend sa marque Honor à cause des sanctions US

Honor, une marque d’entrée de gamme, a été achetée par un consortium de 40 entreprises chinoises. Huawei ne parvenait pas à suffisamment s’approvisionner en composants électroniques en raison des sanctions infligées par les États-Unis.

Huawei a vendu ses téléphones Honor à un consortium de 40 entreprises chinoises comprenant des distributeurs, des agents et d’autres sociétés (archives).

Huawei a vendu ses téléphones Honor à un consortium de 40 entreprises chinoises comprenant des distributeurs, des agents et d’autres sociétés (archives).

KEYSTONE/AP/MARK SCHIEFELBEIN

Le géant chinois des télécommunications Huawei a annoncé mardi avoir vendu ses téléphones Honor, pour les sauver face aux «terribles» tensions que provoquent les sanctions américaines sur sa chaîne d’approvisionnement. Le montant de la transaction n’a pas été indiqué.

Honor, une marque d’entrée de gamme, a été achetée par un consortium de 40 entreprises chinoises comprenant des distributeurs, des agents et d’autres sociétés dont la survie dépend de celle de la marque, ont indiqué Huawei et ce consortium dans des communiqués séparés.

Huawei, un des trois principaux fabricants de smartphones au monde, a affirmé que sa production d’appareils grand public «est soumise à de terribles pressions», le groupe ne parvenant pas à suffisamment s’approvisionner en composants électroniques en raison des sanctions infligées par les États-Unis. «La vente aidera les vendeurs et les fournisseurs de Honor à surmonter cette période difficile», a estimé dans un communiqué le groupe basé à Shenzhen, dans le sud de la Chine.

Accusations d’espionnage

Honor, marque destinée principalement aux jeunes et aux petits budgets, vend, selon Huawei, quelque 70 millions de téléphones par an. Après cette vente, Huawei ne dispose plus d’aucune action et «n’est plus impliqué dans la gestion des affaires ni dans les prises de décision de la nouvelle entreprise Honor», a-t-il précisé.

Huawei est dans le collimateur du gouvernement américain, qui le soupçonne d’espionnage au profit de Pékin. Le passé militaire du fondateur de l’entreprise, Ren Zhengfei, ainsi que son appartenance au parti communiste chinois, ont alimenté les soupçons sur l’influence du régime sur le groupe.

Les autorités américaines ont pris des mesures pour chasser Huawei du marché aux États-Unis, pour dissuader les compagnies américaines de collaborer avec lui, et pour couper son approvisionnement mondial en semi-conducteurs et autres composants. Washington a par ailleurs multiplié les pressions sur ses alliés pour qu’ils bannissent les équipements 5G de Huawei, arguant de risques en matière de cybersécurité.

Huawei a démenti les accusations américaines. Le groupe chinois attribue l’offensive, dont il fait l’objet, à la volonté des États-Unis d’éliminer un puissant concurrent.

Extradition d’une cadre de Huawei: un policier canadien refuse de témoigner

Les avocats d’une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei ont révélé lundi qu’un agent de police canadien ayant participé à l’interpellation de leur cliente fin 2018 à l’aéroport de Vancouver avait refusé de témoigner devant un tribunal de cette ville.

La directrice financière de Huawei, Meng Wanzhou, 48 ans, a participé à l’ouverture d’une nouvelle série d’audiences prévue pour durer au moins deux semaines devant la cour suprême de Vancouver.

(ATS/NXP)

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