France – Hubert Germain, héros de la Résistance, s’éteint à l’age de 101 ans
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FranceHubert Germain, héros de la Résistance, s’éteint à l’âge de 101 ans

Le décès du dernier compagnon de la Libération a été annoncé mardi après-midi par la ministre des Armées, Florence Parly.

Hubert Germain, décédé mardi, avait participé en 2020 à une cérémonie à la mémoire de son ancien compagnon d’armes Daniel Cordier.

Hubert Germain, décédé mardi, avait participé en 2020 à une cérémonie à la mémoire de son ancien compagnon d’armes Daniel Cordier.

AFP

Le résistant français Hubert Germain, qui était le dernier compagnon de la Libération encore en vie, est mort à l’âge de 101 ans, a annoncé mardi la ministre des Armées Florence Parly.

«Je voudrais d’abord vous informer du décès d’Hubert Germain, notre dernier compagnon vivant de la Libération (…) C’est un moment important de notre histoire», affirmé Florence Parly lors d’une audition devant la commission de la Défense du Sénat.

Père des Forces françaises libres (FFL), Charles de Gaulle avait créé l’Ordre de la Libération en novembre 1940 pour «récompenser les personnes ou les collectivités militaires et civiles qui se seront signalées dans l’oeuvre de libération de la France et son empire».

Les derniers compagnons, distingués pour leur engagement de la première heure au sein de la France libre, ont disparu les uns après les autres au cours de la décennie passée.

Seules 1038 personnes, dont six femmes, ont reçu le titre de compagnon de la Libération. Hubert Germain doit être inhumé au Mont-Valérien, près de Paris, principal lieu d’exécution des résistants durant la Seconde Guerre mondiale devenu haut lieu de mémoire.

Une cérémonie présidée par Macron

Le président Emmanuel Macron présidera la cérémonie le 11 novembre à l’Arc de Triomphe et au Mont Valérien.

Ancien député gaulliste et ministre sous la présidence de Georges Pompidou (1969-1974), ce résistant avait fêté le 6 août son 101e anniversaire.

Fils d’un général des troupes coloniales, Hubert Germain passait le concours d’entrée de l’école navale de la ville Bordeaux, dans le sud-ouest de la France, au moment de la débâcle de l’armée française face aux troupes allemandes au printemps 1940. «Au bout de cinq minutes, je me suis dit: Mais qu’est-ce que tu fais là?", expliquait-il en 2018 à l’AFP. «Je me suis levé en disant à l’examinateur: Je pars faire la guerre».

Il embarque à Saint-Jean-de-Luz (sud-ouest), à bord d’un navire transportant des soldats polonais à destination de l’Angleterre et arrive à Londres le 24 juin 1940. Il intègre la Légion étrangère et combat en Syrie, en Libye où il est engagé dans les combats de Bir Hakeim, en Egypte, en Italie, en Provence, dans les Vosges et en Alsace.

Il est blessé et décoré par le général de Gaulle fin juin 44 en Italie.

(AFP)

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