Actualisé 29.10.2018 à 16:19

TunisieHuit policiers blessés dans un attentat-suicide à Tunis

Une femme s'est fait exploser en plein cœur de la capitale Tunis. Un premier bilan fait état de neuf blessés dont huit policiers.

La kamikaze a fait un mort, elle-même, et 9 blessés dont 8 policiers.

La kamikaze a fait un mort, elle-même, et 9 blessés dont 8 policiers.

Screenshot Twitter

La kamikaze s'est fait exploser «à proximité de voitures de police», sur l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère du centre de la capitale, a déclaré à l'AFP le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Sofiène Zaag. Cette femme, âgée de 30 ans, n'était pas considérée comme «extrémiste» par les services de sécurité, a par la suite indiqué le ministère dans un communiqué, sans autre précision sur son identité.

Sur place, une journaliste de l'AFP a pu voir le corps sans vie de la kamikaze, allongée sur le dos, voilée et lunettes noires sur le front. Selon le ministère de l'Intérieur, elle est décédée sur le coup. Son cadavre portait essentiellement la marque de l'explosion sur son flanc gauche.

Bombe artisanale

D'après des sources policières, la kamikaze ne portrait vraisemblablement pas de «ceinture d'explosifs» mais «plutôt une bombe artisanale».

Rapidement, plusieurs ambulances et d'importants renforts de police sont arrivés sur les lieux, et le secteur a été bouclé. Au moins deux personnes ont été interpellées, dont une dans des conditions mouvementées, a constaté la journaliste de l'AFP.

Dans une atmosphère chaotique, de nombreux cafés et boutiques de cette avenue emblématique de la capitale ont rapidement baissé leurs rideaux, selon la même source. Les journalistes ont été interdits de s'approcher des lieux de l'explosion.

«Lâche attaque»

Dans une première réaction politique, le groupe parlementaire du parti islamiste Ennahdha a dénoncé une «lâche attaque» et appelé «tous les Tunisiens à s'unir pour faire face au terrorisme».

L'avenue Bourguiba est l'une des artères les plus fréquentées de la capitale et, peu avant l'explosion, un groupe de personnes y manifestait pour protester contre la mort d'un jeune homme de 19 ans, la semaine dernière.

Touchées à des degrés divers, les neuf victimes de l'attaque ont été hospitalisées, a dit le ministère de l'Intérieur, sans autres détails. Si aucun décès parmi les victimes n'est pour l'heure à déplorer, cet attentat a replongé la capitale tunisienne plusieurs années en arrière.

Il s'agit en effet du premier à secouer Tunis depuis le 24 novembre 2015, quand une attaque suicide, commise là aussi en plein centre, avait visé un bus de la garde présidentielle, tuant 12 agents. Elle avait été revendiquée par le groupe djihadiste Etat islamique (EI).

(AFP)

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