Football - Humeur: à Sion, on ne peut rien changer… sauf les maillots!
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FootballHumeur: à Sion, on ne peut rien changer… sauf les maillots!

Cette saison, le club valaisan a pris l’habitude de jouer en tenue «treillis» de camouflage qui le rend surtout invisible. Il serait grand temps de rétablir ses couleurs historiques.

par
Nicolas Jacquier
Face aux «rouges» du FC Vaduz, l’armée valaisanne en maillots de camouflage a capitulé dimanche dans la Principauté.

Face aux «rouges» du FC Vaduz, l’armée valaisanne en maillots de camouflage a capitulé dimanche dans la Principauté.

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Et maintenant, à Sion, alors qu’il reste 24 points en jeu, on fait quoi?

Christian Constantin pourrait toujours changer d’entraîneur, mais il devrait s’abstenir de virer le malheureux Marco Walker. Même s’il n’a rien apporté lors des trois matches qu’il a dirigés depuis la touche, le nouveau coach du FC Sion n’est pour rien dans cette débandade.

A Tourbillon, on pourrait aussi se résoudre à changer de système – à considérer qu’il y en ait déjà un d’identifiable (à jeter). Mais comme ce n’est pas le cas, mieux vaut abandonner cette piste.

On pourrait aussi se décider à changer d’équipe et/ou d’état d’esprit mais cela paraît fort compliqué et ma foi surtout peu réaliste.

Mais il est une chose, prioritaire à nos yeux, que l’on pourrait aisément changer, c’est cet horrible accoutrement militaire.

Des guerriers de pacotille

Franchement, c’est quoi ce déguisement, fréquemment sorti en déplacement? On «joue» au football en enfilant de vrais maillots de foot, pas en se donnant des airs de guerriers de pacotille. Un esprit commando se construit sur la durée, il ne se décrète pas avec des artifices.

Revêtir un maillot treillis de camouflage n’exalte en rien les prétendues valeurs de discipline et de solidarité que l’on se plait à dépeindre habituellement dans le gris-vert. Dans le cas du FC Sion, cela aurait plutôt tendance à les cacher.

L’histoire d’un club, son identité de cœur, ce sont d’abord des couleurs éternelles, en l’occurrence le rouge et le blanc, qu’il s’agit de respecter et non pas de bafouer comme les «bidasses» de Tourbillon l’ont fait dimanche à Vaduz.

Changer de maillot - à savoir abandonner ces tuniques ridicules - n’apportera bien sûr aucun point sur le front de la lutte pour le maintien. Mais cela permettra peut-être au FC Sion de retrouver ce qu’il devrait être: un club qui possède une âme. A considérer ce qu’il montre en 2021, on peut certes douter qu’elle existe toujours.

Ses joueurs ont le devoir de se montrer dignes de l’histoire du FC Sion. Enfiler des tenues de camouflage pour jouer - à la perfection - les hommes invisibles revient aujourd’hui à salir l’image des «rouge et blanc» en se détachant de la réalité historique.

En retrouvant ses couleurs naturelles, l’équipe valaisanne démontrerait quelle n’est pas encore tout à fait «morte», comme l’a affirmé sans filtre son capitaine Kevin Fickentscher. Et qu’elle peut encore ressusciter.

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