Guerre en Ukraine: Ignazio Cassis défend la tenue du sommet sur l’Ukraine à Lugano
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Guerre en UkraineIgnazio Cassis défend la tenue du sommet sur l’Ukraine à Lugano

Le Tessin se prépare à accueillir dans deux semaines une conférence internationale consacrée à l’Ukraine dans un contexte international tendu.

Le président de la Confédération, Ignazio Cassis, en février dernier.

Le président de la Confédération, Ignazio Cassis, en février dernier.

20min/Simon Glauser

Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, va adopter une déclaration au terme de l’«Ukraine Recovery Conference» début juillet, a annoncé lundi matin le président de la Confédération Ignazio Cassis. Le chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) a présenté lundi aux médias le sommet intitulé «Ukraine Recovery Conference» qui doit se tenir avec un dispositif de sécurité renforcé les 4 et 5 juillet prochains à Lugano.

Les autorités n’ont pas donné davantage d’informations sur la nature de la déclaration que doit signer Volodymyr Zelensky dont la présence en personne sur les bords du lac de Lugano dans deux semaines semble de plus en plus improbable.

Dispositif «usuel»

Un millier d’invités de 40 pays sont attendus au Tessin pour discuter de l’aide à la reconstruction de l’Ukraine suite à l’invasion russe lancée le 24 février dernier par Vladimir Poutine. «Renoncer à l’organisation de cette conférence aurait été un signal très négatif», a ajouté Ignazio Cassis. «Cela reviendrait à nier l’existence de l’État et des intérêts de la population» ukrainienne, a-t-il affirmé. Au vu des changements qu’a entraînés le conflit depuis la fin février, «cette conférence signifie désormais aussi une contribution de la Suisse à la stabilité sur le continent européen».

Jusqu’à 1600 militaires seront mobilisés pour assurer la sécurité de l’événement. Un dispositif spécial dont les coûts seront assumés à 80% par la Confédération. Ignazio Cassis a admis que dans le contexte actuel, la prudence était de mise sans pour autant se montrer alarmiste. La mise sur pied d’un tel événement «demande une responsabilité particulière que la Suisse assume», a-t-il déclaré.

«Le concept de sécurité est adapté en permanence», mais il n’a rien d’exceptionnel, selon le président de la Confédération. «C’est le dispositif usuel de qualité suisse.» Le montant total de la facture pour assurer la sécurité n’est pas encore connu. Ignazio Cassis a parlé «de plusieurs millions de francs», indiquant que les chiffres pourront être affinés seulement après la tenue du sommet.

(jba)

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