WEF de Davos: Ignazio Cassis: «Notre environnement démocratique est menacé»
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WEF de DavosIgnazio Cassis: «Notre environnement démocratique est menacé»

Ignazio Cassis et Klaus Schwab ont lancé l’édition 2022 du Forum économique mondial, marquée par la Guerre en Ukraine. Le Conseil fédéral y sera largement représenté.

par
Eric Felley
Le président Ignazio Cassis ce lundi lors de son discours d’ouverture pour cette édition 2022 du WEF de Davos.

Le président Ignazio Cassis ce lundi lors de son discours d’ouverture pour cette édition 2022 du WEF de Davos.

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Le président de la Confédération, Ignazio Cassis, et le fondateur de la manifestation, Klaus Schwab, ont donné le coup d’envoi ce lundi de l’édition 2022 du World Economic Forum, qui se déroule au mois de mai. C’est «le printemps de Davos», comme l’a dit ce dernier, qui a salué la forte présence ukrainienne durant cette semaine.

L’Ukraine est évidemment au centre des préoccupations du WEF qui a donné la parole à Volodymyr Zelensky en vidéoconférence. Mais avant lui, c’est Ignazio Cassis, qui a placé son discours d’ouverture dans les suites de la guerre en Ukraine et la position de la Suisse: «Du jour au lendemain, cette guerre a fait de l’Ukraine un champ de ruines… Face à cette violation brutale du droit international, aucune neutralité ne serait de mise… La démocratie doit l’emporter sur la tyrannie, le droit sur la force… Quand notre environnement démocratique est menacé, la Suisse est également menacée».

Le Tessinois a évoqué ensuite la réflexion qui doit être menée dès aujourd’hui sur la reconstruction de l’Ukraine, notamment dans le cadre des rencontres de Lugano cet été. Enfin, il a évoqué l’avenir économique et social de la planète sous la forme de scénarios plus ou moins protectionnistes avec des risques de polarisation. Pour lui, c’est la voie «du multilatéralisme ciblé», qui doit être suivie et renforcée.

32 rencontres bilatérales pour le Conseil fédéral

L’édition 2022 du WEF est donc bien partie et le Conseil fédéral y est bien représenté. La Chancellerie fédérale a annoncé vendredi que six de ses membres se rendront à Davos durant cette semaine. Seule la cheffe du Département de justice et police Karin Keller-Sutter n’y participera pas. 32 rencontres bilatérales sont à l’agenda des ministres helvétiques.

Après l’ouverture du Forum avec Klaus Schwaab, Ignazio Cassis mènera des discussions autour de la guerre en Ukraine en tant que chef du Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Des entretiens sont prévus avec le ministre ukrainien des affaires étrangères, Dmytro Kuleba et le président du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez. Le président de la Confédération participera par ailleurs à une manifestation de l’open forum sur la paix en Europe et le potentiel de la coopération multilatérale.

Du beau monde pour Alain Berset

Alain Berset, chef du Département fédéral de l’intérieur (DFI), participera à un événement du forum consacré à «la santé globale et aux politiques de la santé». Il s’exprimera aux côtés des ministres de la Santé de l’Indonésie, Budi Gunadi Sadikin, et de la Malaisie, Khairy Jamaluddin. En sa qualité de vice-président, il devrait rencontrer la première ministre tunisienne, Najla Bouden, le premier ministre kosovar, Albin Kurti, le président colombien, Iván Duque, et le président zimbabwéen, Emmerson Mnangagwa.

Viola Amherd aux fourneaux

La cheffe du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS), Viola Amherd, participe à une table ronde sur l’avenir des relations transatlantiques Un entretien est prévu avec le secrétaire général de l’OTAN Jens Stoltenberg. La conseillère fédérale parlera avec lui de la situation actuelle «en matière de sécurité, de la promotion militaire de la paix dans les Balkans occidentaux – assurée notamment par la SWISSCOY – et de la coopération bilatérale dans le cadre de l’OTAN». Viola Amherd rencontrera aussi «l’équipe nationale des cuisiniers militaires suisses», qui sera aux fourneaux dans la Maison de la Suisse pendant le WEF.

Guy Parmelin et les voies du libre-échange

Ueli Maurer, chef du Département fédéral des finances (DFF), mènera principalement des entretiens bilatéraux avec ses homologues étrangers, dans le cadre usuel. Guy Parmelin, chef du Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR), «profitera de la rencontre annuelle de Davos pour faire avancer certains dossiers prioritaires dans le domaine de l’économie et du commerce, tels que les relations économiques avec des États partenaires et l’UE ou le développement de plusieurs accords de libre-échange».

Durant la semaine, des rencontres sont notamment prévues entre Guy Parmelin et le ministre brésilien de l’économie, Paulo Guedes, le ministre indien du commerce et de l’industrie, Piyush Goyal, les ministres du commerce du Pérou, Roberto Sánchez et de l’Indonésie, Muhammad Lutfi, le ministre des Transports de Singapour, S. Iswaran, la secrétaire d’État britannique au commerce international, Anne-Marie Trevelyan et le commissaire européen au commerce. Valdis Dombrovskis.

L’impact de la guerre en Ukraine

Enfin, Simonetta Sommaruga, cheffe du Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC), a déjà rencontré dimanche Robert Habeck, ministre fédéral allemand de l’économie et du climat. Elle était accompagnée de Guy Parmelin. L’impact de la guerre en Ukraine sur l’approvisionnement énergétique était au centre de leurs discussions. Elle s’est entretenue aussi avec le ministre de l’énergie d’Indonésie, Arifin Tasrif, et l’envoyé spécial de la Chine pour le climat, Xie Zhenhua.

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