Tué par la police à Morges - Il avait bien menacé les policiers avec un couteau

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Tué par la police à MorgesIl avait bien menacé les policiers avec un couteau

La police cantonale vaudoise confirme que les agents de Morges (VD) ont répliqué parce que leur vie était en danger. La victime avait effectivement un couteau dans ses mains.

par
Evelyne Emeri
Lundi 30 août, vers 18h: c’est ici que les deux policiers de la Police Région Morges (PRM) ont dû faire face à l’individu qui avançait vers eux et les a fait reculer avant les trois tirs.

Lundi 30 août, vers 18h: c’est ici que les deux policiers de la Police Région Morges (PRM) ont dû faire face à l’individu qui avançait vers eux et les a fait reculer avant les trois tirs.

LeMatin.ch – Evelyne Emeri

L’homme mortellement blessé par un agent de la Police Région Morges (PRM) lundi vers 18h sur un quai de la gare a été formellement identifié par la police scientifique de la sûreté vaudoise. Celle-ci confirme qu’il s’agit bien d’un Suisse âgé de 37 ans, né et domicilié dans le canton de Zurich. Sous l’égide du Ministère public central, la police cantonale vaudoise communique également que l’individu était inconnu des services de police du canton de Vaud. En revanche, il l’était de ceux de la police zurichoise. Rien n’est précisé quant à la nature des infractions commises sur sol alémanique.

Mort d’une hémorragie massive

Toujours selon ce même communiqué, trois coups de feu ont été tirés par un seul policier, des éléments déjà mis en lumière. Les premiers résultats émanant du Centre universitaire romand de médecine légale (CURML) indiquent que l’un des impacts a provoqué une hémorragie massive, inévitablement et rapidement fatale. Les investigations confirment aussi que la victime a menacé les policiers avec un couteau d’une longueur de 26 cm comportant une lame de 13 cm. Cette arme blanche a été retrouvée sur les lieux. L’assaillant souffrait de problèmes d’ordre psychologique. Un lien avec une éventuelle radicalisation n’a pas pu être établi.

Réanimé par un tiers

Les enquêteurs ont pu reconstituer la venue du natif du canton de Zurich à Morges. Le trentenaire y est arrivé en train en provenance de Zurich, via Genève, lundi vers 16h45. La raison de son arrêt en gare de Morges reste un mystère à ce stade. Plusieurs témoins auditionnés disent l’avoir vu cheminer sur les voies de circulation des trains, puis sur le quai de gare où le drame est survenu le même jour vers 18h. Concernant les premiers gestes de réanimation, contrairement à ce qui avait été affirmé dans un premier temps, ils ont été prodigués par un infirmier présent sur les lieux et non par les policiers, et ce, environ 4 minutes après le dernier tir, indique encore la police cantonale.

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