Bâle-Campagne: Il a des «remords» d'avoir poignardé son amie 20 fois
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Bâle-CampagneIl a des «remords» d'avoir poignardé son amie 20 fois

Un homme comparaît devant le Tribunal pénal pour avoir assassiné son ex de 64 ans. Il était alors en période de probation après avoir assassiné 2 personnes dans le canton de Soleure.

Photo d'illustration.

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Keystone

L'homme de 63 ans a déjà été condamné pour un double meurtre en 1994 dans le canton de Soleure. Le jugement est attendu le 25 avril.

Le prévenu a fait part de ses remords. Il s'est excusé pour cet «acte horrible». Il a affirmé n'avoir rien prémédité. Il a expliqué qu'il a donné des coups de couteau à cause d'une «réaction inattendue» de son ex-amie. Il dit avoir été dans un état de détresse émotionnelle et avoir perdu le contrôle.

Les faits remontent au 12 novembre 2015 et se sont déroulés au domicile de la victime à Frenkendorf. Selon l'acte d'accusation, il a guetté son ex-amie, âgée de 64 ans, et l'a surprise lorsqu'elle est rentrée à la maison. Lorsqu'elle s'est mise à crier et qu'elle l'a repoussé, le prévenu l'a poignardée à 20 reprises avec deux couteaux qu'il avait pris avec lui. Il avait aussi emporté une hache.

Relation éphémère

Le prévenu et sa victime avaient eu une relation pendant quelques semaines. La femme y avait mis fin en octobre 2015. Elle n'avait pas apprécié que le prévenu contrôle son téléphone portable et qu'il cherche à la forcer à prendre une décision concernant son ex-mari dont elle vivait séparée.

En 1994 à Hägendorf (SO), le prévenu avait déjà tué une femme de 27 ans, son ex-compagne d'alors, et le frère de celle-ci, âgé de 30 ans. Il avait été condamné à la perpétuité pour ces deux meurtres. Il avait toutefois été libéré sous condition en 2011 avec une période de probation de cinq ans.

Libération refusée en 2009

En 2009, les autorités soleuroises avaient pourtant refusé sa demande de libération conditionnelle après 15 ans de détention. Elles s'appuyaient sur une expertise psychiatrique et les recommandations de la commission chargée d'évaluer la dangerosité des criminels pour la société.

La décision a été cassée la même année par le Tribunal administratif pour vice de forme. Lors du réexamen du cas, la commission s'est prononcée pour une libération conditionnelle en se basant sur une nouvelle expertise. Celle-ci concluait que le double meurtrier ne représentait plus aucun danger. Les autorités l'ont alors remis en liberté conditionnelle.

(ats)

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