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Attentat de NiceIl «a forcé le passage en montant sur le trottoir»

Le camion de 19 tonnes utilisé lors de l'attentat qui a fait 84 morts à Nice le 14 juillet «a forcé le passage», selon les autorités.

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Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

Un détenu suspecté de participation à l'attentat de Nice s'est donné la mort en prison. (Mardi 12 juin 2018)

AFP
Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

Le procureur de Nice Jean-Michel Prêtre a donné une conférence de presse, durant laquelle il a annoncé que les plaintes sur la sécurité de la Promenade des Anglais, provenant de familles de victimes des attentats de Nice, avaient été classées. (Jeudi 19 janvier 2017)

AFP
Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

Vingt-deux personnes intervenues pendant l'attaque de Nice ont reçu dimanche la Légion d'honneur. (1er janvier 2017)

AFP

L'interdiction d'accès à la Promenade des Anglais, au point d'entrée du camion, était «matérialisée par le positionnement de véhicules (de police) bloquant l'accès à la chaussée. Le camion a forcé le passage en montant sur le trottoir», a affirmé samedi la préfecture dans un communiqué, ajoutant que la sécurité des «points les plus sensibles» était confiée à des équipages de la police nationale, renforcés d'équipages de la police municipale.

«Ce dispositif était complété jeudi soir par l'engagement de 20 militaires, soit 5 patrouilles, dans le cadre de la mission Sentinelle», poursuit la préfecture notant que «Nice est l'une des villes de France les mieux couvertes par le dispositif Sentinelle».

«Il aurait fallu un mur de béton»

Auparavant Anthony Borré, directeur de cabinet du président de la région Paca Christian Estrosi avait donné, devant la presse, des détails sur l'attaque, filmés par les caméras de vidéosurveillance. Le terroriste est arrivé en vélo pour récupérer le camion. Une fois au volant, il a ensuite «pulvérisé facilement le barrage» pour pénétrer dans la zone réservée aux piétons.

Pour arrêter ce camion de 19 tonnes «lancé à 90 km/heure, il aurait fallu un mur de béton. Or il fallait laisser passer les secours», a-t-il dit. Par ailleurs, selon M. Borré, «il s'est passé 45 secondes entre le moment où il (le terroriste présumé, ndlr) a pénétré dans la zone interdite et le moment où il a été abattu».

(AFP)

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