États-Unis - Il a inséminé en secret son propre sperme à sa patiente
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États-UnisIl a inséminé en secret son propre sperme à sa patiente

Les cas de «fraude à la fertilité» sont difficiles à combattre aux États-Unis à cause de lois lacunaires.

Roberta et sa mère, Bianca Voss.

Roberta et sa mère, Bianca Voss.

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L’Américaine Bianca Voss, du New Jersey, dit avoir failli s’évanouir lorsque sa fille Roberta lui a annoncé la nouvelle. Cette dernière a effectué un test génétique pour savoir qui était son père biologique et il s’avère qu’il s’agit du médecin de sa maman. En 1983, ce spécialiste de la fertilité a inséminé artificiellement sa mère en utilisant en secret son propre sperme.

«Je suis tellement en colère davoir été violée de cette manière», a commenté Bianca Voss lors dune conférence de presse organisée pour annoncer un procès fédéral contre ce médecin. Un homme qui travaillait à New York mais vit désormais en Floride et n’a pas répondu aux sollicitations des médias américains. «Comment ai-je pu choisir un médecin aussi criminel et immoral qui me ferait une telle chose?» a-t-elle encore lâché.

«Violeur médical»

Sa fille est tout aussi bouleversée. «Maintenant, je suis hantée par lidée quun violeur médical soit mon père et par lénorme tromperie qui a donné lieu à ma propre conception», a-t-elle témoigné, relate «USA Today».

Bien qu’étonnant, ce cas de «fraude à la fertilité» n’est de loin pas unique, note la presse américaine. Des douzaines de femmes ont subi le même sort, trompées par des médecins qui devaient procéder à une insémination avec du sperme issu de donneurs anonymes ou choisis.

Il est cependant aujourd’hui difficile de lutter contre ces fraudes à la fertilité car seuls six États américains possèdent des lois sur le sujet. «Dans la majorité des États, et au niveau fédéral, cest le Far West», a remarqué Adam Wolf, un des avocats qui défend Bianca Voss. Son cabinet a eu une vingtaine de cas ces dernières années. Tous les médecins accusés sauf trois ont accepté des règlements à lamiable sans passer par un procès, a expliqué l’homme de loi.

(R.M.)

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