Hockey sur glace - Il a manqué l'étincelle, celle de Linus Omark
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Hockey sur glaceIl a manqué l’étincelle, celle de Linus Omark

Le Suédois était malade et c’est une bonne partie du jeu des Aigles qui s’est grippé à Zoug. Les Genevois se sont inclinés 1-0.

par
Christian Maillard

C’est souvent à cela, à ce genre de détails, que l’on reconnaît le caractère d’une équipe, celle d’un champion. À ce refus de la défaite. À cette échauffourée, par exemple, qui a éclaté une fois la dernière sirène, lorsque le premier acte était joué. Il y a eu des mots, des coups, un prochain rendez-vous qui promet. Tout le monde s’en réjouit.

Cette finale âpre et disputée, d’un grand niveau entre ce qui se fait de mieux dans notre championnat actuellement, ne fait que de commencer. Alors oui, «Zoug a gagné une première bataille, mais pas la guerre», comme l’a dit le coach Patrick Emond, conscient que ses hommes n’ont pas patiné dans le kirsch, mais qu’il y avait certainement mieux à faire en Suisse centrale.

Un but chanceux

Dans ce couloir de la Bossard Arena, là où on refait le match, où les micros installés au bout d’une perche récoltent les impressions des acteurs, on cherche le pourquoi du comment alors que les mines n’étaient pas si déconfites que cela sur le visage des Grenat, au terme de ce match No 1 d’une série serrée et toujours aussi indécise. Et pour cause. Cela s’est joué sur un coup de dés, un tir manqué de Grégory Hofmann, un but chanceux. Ce sera le seul.

Ces deux équipes qui se sont rendues coups sur coups, qui ont tout donné sur la glace, avaient chacune des arguments pour marquer ce premier point. Le destin n’est pas toujours du bon côté…

C’était donc un drôle de sentiment qui mêle à la fois la frustration et l’impression que ce premier virage manqué du côté de Zoug n’a donc rien de dramatique et de rédhibitoire, même si dans une série au meilleur des cinq, il suffit de trois victoires pour soulever le trophée de champion.

Battu 1-0, ce Genève Servette a livré un bon match avec un gardien, Daniel Manzato, qui a été aussi performant que son vis-à-vis; un Genoni, solide comme un mur, qui a remporté son duel à distance pour un rien, un tout petit but. À quoi ça tient…

Genoni décisif

Pour des Aigles qui ont connu de grosses périodes avec des chances de marquer, ça ne voulait pas entrer. Il n’a pas donc manqué grand-chose pour faire plier ce diable de portier trois étoiles, cinq fois champion de Suisse, pour passer l’épaule. Un peu plus de trafic devant lui? C’est sûr. Mais pas seulement.

Il aurait fallu aussi plus de discipline, moins de pénalités, qui coûtent de l’énergie, même si le box play des Grenat à encore une fois été impeccable, y compris à trois contre cinq. C’est à corriger.

Mais il a surtout manqué cette étincelle, ce trait de génie qu’un Linus Omark est capable d’inventer, comme déplacer un puck à l’aide son patin. Ou démarquer un coéquipier comme lui seul sait le faire. Si Guillaume Asselin n’a pas démérité, il n’avait plus disputé une rencontre de cette intensité depuis plus d’un mois. Cela s’est ressenti. Mais comment pourrait-on lui le reprocher?

On a pu dans tous les cas mesurer, à Zoug, toute l’importance d’un artiste qui n’est pas seulement là pour amuser la galerie. Le Suédois, qui était grippé, devrait effectuer son retour mercredi aux Vernets pour l’acte 2. Où cette finale pourrait prendre un autre tournant, une autre tournure…

Retrouvez le compte rendu de cet acte I en cliquant ici ou dans la vidéo ci-dessous.

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