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Football«Il a toujours été mon modèle, mon exemple»

Mickaël Facchinetti était présent à la Maladière, samedi, pour rendre hommage à son grand-père Gilbert. Le lendemain, il inscrivait un but à sa mémoire.

par
Simon Meier
Mickaël Facchinetti (de face) est félicité après son égalisation pour Thoune face à Lucerne.

Mickaël Facchinetti (de face) est félicité après son égalisation pour Thoune face à Lucerne.

Keystone

Mickaël Facchinetti, quel regard portez-vous, avec un peu de recul, sur le week-end très chargé en émotions que vous venez de vivre, avec l’hommage rendu à votre grand-père Gilbert, samedi à la Maladière, et puis votre but le lendemain, qui a permis à Thoune de renverser la vapeur contre Lucerne?

C’étaient deux moments très forts, en effet. Il y a d’abord eu cet hommage très réussi et plus que mérité de la part des dirigeants et des supporters de Xamax. Et voilà que, comme un symbole, je marque un but le match d’après. Une grande émotion.

Le clin d’œil est d’autant plus frappant que, sans vous offenser, vous ne marquez pas très souvent…

Oui. C’est d’autant plus incroyable que j’avais aussi marqué peu après le décès de ma mère – c’était mon premier but avec les pros, contre Yverdon en amical. Au niveau symbolique, c’est super fort, même si je préférerais marquer sans devoir traverser de tels moments avant.

Quelle a été votre première pensée, dimanche après-midi lorsque vous avez égalisé contre Lucerne?

Ma première pensée a été pour mon grand-père, bien sûr, mais aussi tous ceux qui m’ont toujours soutenu dans ces moments difficiles, à l’image de ma copine et de ma famille. J’ai eu un petit geste pour lui d’ailleurs, désormais, je joue avec l’une de ses plus fameuses phrases écrite sur la bande que je mets à mon poignet.

Quelle phrase est-ce?

Celle qu’il prononçait avant tous les matches: «Que le meilleur gagne et pourvu que ce soit nous!» On a toujours eu une relation très fusionnelle avec mon grand-père, on fonctionnait comme un binôme. On a tout vécu ensemble. Même quand j’étais en juniors, il venait voir tous mes matches – y compris s’il devait partir à la mi-temps pour suivre la première équipe à Saint-Gall. Il était toujours là. Le nom de Facchinetti signifie beaucoup pour l’ensemble du football suisse. Ressentez-vous le poids de l’héritage? Je ne peux pas prétendre à apporter tout ce qu’il a apporté. Donc un héritier, non. Tout ce que je veux, c’est simplement de le rendre fier de moi, car il a toujours été mon modèle, mon exemple. Et dimanche, je suis persuadé que cela a été le cas.

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