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Attentat à Morges (VD)Enquête terminée: l’accusé fait face à de très lourdes charges

Le Ministère public de la Confédération a établi l’acte d’accusation contre l’homme qui a tué un Portugais dans un restaurant kebab en septembre 2020.

Le Turco-Suisse avait été arrêté le lendemain à Renens.

Le Turco-Suisse avait été arrêté le lendemain à Renens.

20min/Lecteur reporter

Le Ministère public de la Confédération (MPC) utilise la formulation «attentat à motivation jihadiste» pour parler de l’attaque au couteau qui s’était produite dans un restaurant à Morges (VD), en septembre 2020, lors de laquelle un Portugais alors âgé de 29 ans avait été tué par un Turco-Suisse qui avait été arrêté à Renens peu après.

Ce jeudi, le MPC dévoile avoir déposé son acte d’accusation. On y apprend notamment que l’accusé, âgé de 28 ans, n’en était pas à sa première tentative. «Il est accusé de tentative d'incendie volontaire et de tentative d'explosion d'une station-service à Prilly (VD) en avril 2019. Il voulait y mettre le feu et commettre ainsi un attentat en faveur de l’État islamique (EI), ce qu'il n'a pas réussi à faire», lit-on dans le communiqué.

Demi-tour après un départ pour la Syrie

Les liens avec l’organisation terroriste sont établis dans l’acte d’accusation. En avril 2019, il était parti en Italie dans le but de se rendre en Turquie puis en Syrie, mais a fait demi-tour pour rentrer en Suisse. Il est en plus accusé d’avoir soutenu l’EI en partageant du matériel de propagande.

La liste des charges est longue. Pour l’attentat à Morges, il devra répondre d’assassinat, mais pas uniquement. «Une personne présente aux côtés de la victime a été gravement choquée par l'attaque au couteau, raison pour laquelle l'accusé est également renvoyé pour lésions corporelles simples et menaces», dit le MPC.

Violences en prison

En outre, le comportement de l’accusé après son arrestation alourdit ses charges. «En novembre 2020, alors qu'il était en prison, il aurait agressé un gardien et tenté de le tuer. Il est également accusé d'avoir agressé un fonctionnaire de Fedpol et de s'être ainsi rendu coupable de violence et de menace à l'encontre des autorités et des fonctionnaires», lit-on encore.

C’est le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone qui jugera l’accusé. La présomption d'innocence s'applique jusqu'à ce qu'un jugement définitif soit rendu, rappelle le MPC.

(ywe)

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