France: Il avait tué son ex-femme et sa tante: 30 ans de prison

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FranceIl avait tué son ex-femme et sa tante: 30 ans de prison

Un père de famille était jugé en France pour avoir assassiné avec un fusil de chasse son ex-femme et la tante de cette dernière.

Archives/photo d'illustration, AFP

Un homme a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de la Sarthe pour avoir assassiné avec un fusil de chasse son ex-femme et la tante de cette dernière, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.

Antonio F., 48 ans, père de deux enfants et employé municipal à La Flèche (Sarthe), a été reconnu coupable du double meurtre avec préméditation de son ex-femme et de la tante de cette dernière en 2012.

La cour a suivi la réquisition de l'avocat général, qui avait retenu la préméditation et balayé des expertises psychiatriques qui mettaient en avant une altération du discernement. L'avocat de la défense avait plaidé l'homicide volontaire sans préméditation.

«Peu importe la peine, ce que j'exige c'est qu'en tant que juge vous posiez un regard humain sur un autre être humain, ce n'est pas un chien, ce n'est pas un monstre», avait déclaré jeudi matin l'avocat de M. F., Me Jean-Philippe Peltier.

Moitié du visage arraché

Les faits s'étaient déroulés début juillet 2012, à Courtillers, dans la Sarthe, alors que le couple, séparé depuis quelques mois, s'était donné rendez-vous pour faire le partage des meubles dans le pavillon qu'ils habitaient ensemble. L'ex-épouse était venue accompagnée de sa tante.

Au bout de plusieurs disputes, le partage des biens avait tourné court et l'ex-époux avait sorti un fusil de chasse.

Après le double meurtre, il avait retourné l'arme contre lui. Dans cette tentative de suicide, Antonio F., de nationalité portugaise, a eu la moitié du visage arrachée, dont le nez et la mâchoire, et ne voit plus d'un oeil. Quatre ans après les faits, son état nécessite encore des opérations de reconstruction du visage.

Vice de procédure

Après avoir été hospitalisé, le suspect avait été placé en détention provisoire à l'hôpital pénitentiaire de Fresnes (Hauts-de-Seine). A la suite d'un vice de procédure, il avait été remis en liberté et placé sous contrôle judiciaire en juillet 2014.

Compte tenu de l'émoi suscité par sa libération, Antonio F. avait été de nouveau incarcéré à sa demande à Fresnes, sans qu'il faille y voir, selon son avocat, «un aveu de culpabilité». Le procès avait été renvoyé à deux reprises compte tenu de l'état de santé de l'accusé.

(AFP)

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