02.12.2014 à 16:21

Tribunal criminel de GenèveIl comparaît pour avoir braqué une banque Raiffeisen

Un homme de 34 ans comparaît depuis mardi devant le Tribunal criminel de Genève pour y répondre de tentatives d'assassinat.

Un homme est jugé depuis ce mardi pour avoir braqué une banque Raiffeisen avec 2 complices.

Un homme est jugé depuis ce mardi pour avoir braqué une banque Raiffeisen avec 2 complices.

ARCHIVES, Keystone

En janvier 2012, l'homme avait participé au braquage de la banque Raiffeisen de Puplinge (GE), au cours duquel un de ses deux complices avait tiré des coups de feu. Personne n'avait été blessé.

Le prévenu est le seul des trois auteurs du braquage à se retrouver sur le banc des accusés. Il admet les faits, mais conteste les tentatives d'assassinat par dol éventuel. Selon lui, il avait été convenu que son comparse tire une fois dans la vitre du guichet, pour la briser et lui permettre de prendre l'argent.

Deux autres coups de feu

Son complice n'en est toutefois pas resté là et a encore tiré à deux reprises avec son fusil à pompe dans une porte derrière laquelle se trouvaient quatre personnes. Pour l'accusation, le prévenu a accepté «pleinement et sans réserve que son comparse prenne le risque de toucher un organe vital» d'une de ces personnes ou de la caissière.

L'accusé, de nationalité française et père de deux filles de 6 et 4 ans, a déjà été condamné par le passé pour des vols ou des affaires de drogue. «J'ai aussi connu un problème d'addiction au jeu». Il a affirmé devant ses juges qu'un homme qui lui avait prêté de l'argent l'avait poussé à participer au braquage pour effacer sa dette.

Les faits se sont déroulés le 17 janvier 2012, en fin de journée. L'accusé pénètre en compagnie d'un autre homme dans la banque Raiffeisen de Puplinge (GE), pendant qu'un complice attend dehors. Le tireur brise la vitre du guichet. Le prévenu s'engouffre alors dans la brèche et s'empare d'un peu plus de 130'000 francs.

Il laisse son ADN sur les lieux

En sortant, les braqueurs menacent un automobiliste et s'emparent de sa voiture. Ils prennent ensuite la fuite en direction de la France toute proche. Le prévenu sera finalement arrêté à Vevey quatre mois après les faits. Lors du braquage, il s'était coupé et avait saigné. La police avait alors pu l'identifier grâce à son ADN et le pister.

Le procès se poursuit et le jugement devrait être rendu en fin de semaine. Selon son avocat Timothée Bauer, le prévenu comparaît devant le Tribunal criminel, l'instance qui juge les crimes les plus graves, à cause uniquement de l'accusation de tentatives d'assassinat par dol éventuel.

(ats)

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