Erdogan: «Il existe de très nombreuses alternatives» à l'UE
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Erdogan«Il existe de très nombreuses alternatives» à l'UE

Les déclarations de président turc surviennent suite à des semaines d'échanges acerbes entre Ankara et Bruxelles.

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La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

La Turquie commémore lundi la mise en échec d'une sanglante tentative de coup d'Etat visant à renverser le président Recep Tayyip Erdogan. (15 juillet 2019)

AFP
Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Les autorités turques ont émis vendredi des mandats d'arrêt contre plus de 200 militaires. (14 décembre 2018)

Keystone
AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

AK Party members stand in front of shoes symbolizing victims of the September 12, Turkish coup d'Etat as they take part in a rally to commemorate the 38th of the event in front of the Ulucanlar prison in Ankara, on September 13, 2018. (Photo by ADEM ALTAN / AFP)

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Le président turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé mardi que la Turquie avait «de très nombreuses alternatives» à une adhésion à l'Union européenne, des déclarations qui surviennent alors que les relations entre Ankara et Bruxelles sont très tendues.

«Nous n'avons pas encore refermé le livre de l'UE (...) mais le tableau actuel ne nous permet pas d'avoir des attentes optimistes», a déclaré Recep Tayyip Erdogan lors d'un discours à Istanbul. Et d'ajouter: «Il existe pour la Turquie de très nombreuses alternatives» à l'UE.

Les déclarations de Recep Tayyip Erdogan surviennent après des semaines d'échanges acerbes entre Ankara et Bruxelles, qui accuse les autorités turques de matraquer l'opposition depuis la tentative de coup d'Etat en juillet.

Cette tempête diplomatique fait tanguer un pacte conclu en mars entre le gouvernement turc et l'UE, qui a permis d'assécher le flux de passages clandestins vers l'Europe via les îles grecques en mer Egée.

Tensions

La semaine dernière, le chef de l'Etat turc avait menacé l'UE d'«ouvrir les frontières» pour laisser passer les migrants voulant se rendre en Europe, au lendemain de l'adoption par le Parlement européen d'une résolution non-contraignante appelant à geler les négociations d'adhésion d'Ankara.

Les eurodéputés ont justifié leur décision par la «disproportion» des «mesures répressives prises par le gouvernement turc» après le putsch manqué en juillet. Après la tentative de coup d'Etat imputée par le pouvoir turc au prédicateur Fethullah Gülen qui vit aux Etats-Unis, plus de 100'000 personnes, notamment des professeurs, militaires et magistrats, ont été arrêtées, limogées ou suspendues.

Signe des tensions entre Ankara et l'UE, Recep Tayyip Erdogan a récemment évoqué l'option d'un référendum de poursuivre ou non le processus d'adhésion à l'UE, et un possible rapprochement avec l'Organisation de coopération de Shanghaï (OCS) coparrainé par la Chine et la Russie.

(AFP)

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