Football: Il fait bon coacher en Suisse
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FootballIl fait bon coacher en Suisse

En Suisse, la durée de vie d'un coach est plus élevée qu'ailleurs, révèle une étude du CIES.

par
Sport-Center
Alain Geiger est un ancien défenseur professionnel devenu coach: le profil type de l'entraineur de par le monde.

Alain Geiger est un ancien défenseur professionnel devenu coach: le profil type de l'entraineur de par le monde.

Keystone

Le dernier rapport du CIES a analysé les caractéristiques des entraîneurs dirigeant 1646 équipes réparties dans 110 ligues de 79 pays à travers le monde.

Surprise, c'est en Suisse que la permanence médiane d'un entraîneur est parmi les plus élevées. Avec respectivement 701 et 662 jours de durée de vie, la Super League et la Challenge League sont parmi les championnats qui offrent l'environnement le plus stable à leurs entraîneurs, de quoi les hisser dans le top 5 mondial sur les 110 compétitions analysées.

L'étude remarque également qu'une corrélation existe entre la permanence moyenne des joueurs et des entraîneurs. Plus les dirigeants des clubs dans une ligue donnée ont tendance à changer d'entraîneur, plus ils tendent aussi à faire tourner les joueurs dans l'effectif, ou vice versa, note le rapport du CIES.

A titre d'exemple emblématique, l'étude montre que l'entraîneur avec la plus grande longévité parmi les équipes analysées est Bruno Luzi, qui coache Chambly, en deuxième division française, depuis 19 ans.

Le coach le plus jeune officie en Norvège

En Super League, la moyenne d'âge des entraîneurs est de 48,83 ans. En Challenge League, l'age moyen est sensiblement le même, du haut de ses 48,45 printemps.

La palme de l'entraîneur le plus jeune parmi les clubs analysés revient à Ole Martin Nesselquist. Le Norvégien fêtera ses 27 ans le 24 juin prochain. Malgré son jeune âge, il dirige l'équipe de Strømmen, en deuxième division de son pays d'origine, depuis une année et demi déjà. À l'opposé, l'entraîneur le plus âgé est Hamdi Yilmaz (74,5 ans). Il est le coach de Keçiörengücü, en deuxième division turque.

A noter que les entraineurs expérimentés ont significativement tendance à faire jouer des joueurs plus expérimentés. Cette analyse indique que plus les ligues réunissent des joueurs âgés, plus les clubs qui en font partie tendent à engager des entraîneurs expérimentés, ou inversement.

30% d'entraîneurs étrangers en Suisse

Au rang du nombre d'entraîneurs étrangers par championnat, la Suisse compte 30% d'expatrié parmi les coachs, en première comme en deuxième division. A titre de comparaison, des championnats «exotiques» tels que celui d'Arabie saoudite, celui du Qatar ou celui d'Inde, comptent plus de 90% d'entraîneurs étrangers.

Les expatriés constituent au moins la moitié des entraîneurs dans 24 des 110 ligues étudiées, estime le rapport du CIES. À l'opposé, dans seulement quatorze championnats aucun club n'est dirigé par un coach expatrié. Ainsi, la Ligue 2 française, par exemple, ne compte aucun entraîneur étranger.

Des conclusions frappantes

Cette étude pionnière sur les caractéristiques des entraîneurs de clubs de football professionnels à travers le monde montre que le profil-type d'un coach est celui d'un homme d'un peu moins de 50 ans, en charge depuis moins d'une année (301 jours) et ayant grandi dans le pays du club dirigé (dans plus de sept cas sur dix).

De plus, l'analyse de la biographie des entraîneurs expatriés inclus dans l'échantillon révèle que presque deux tiers d'entre eux (64,3%) sont des anciens footballeurs professionnels.

Au niveau des postes auxquels ces derniers ont joué, on observe une surreprésentation des défenseurs: 35% parmi les entraîneurs expatriés dans les ligues étudiées comparé à 30% parmi les joueurs. À l'opposé, les gardiens sont sous-représentés: 4% contre 11%.

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