Commentaire - Il faut faire baisser le prix des tests PCR
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CommentaireIl faut faire baisser le prix des tests PCR

Le coût trop élevé des tests PCR commence à faire réagir les politiciens. À coup de 150 francs, le prix du «sésame» de trois jours est prohibitif.

par
Eric Felley
Les fameux tests PCR sont entrés dans notre univers. Ils coûtent entre 130 et 160 francs et ne sont remboursés que dans un cadre strict.

Les fameux tests PCR sont entrés dans notre univers. Ils coûtent entre 130 et 160 francs et ne sont remboursés que dans un cadre strict.

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Dans cette épidémie, les tests PCR sont apparus dans nos vies comme la façon la plus certaine de savoir si l’on est infecté ou non par le coronavirus. Il est remboursé par l’assurance de base lorsqu’il est effectué dans le cadre des mesures de lutte contre la pandémie. Mais de simple test, il est devenu un sésame. Le glissement s’est produit lorsqu’il a été décidé que pour voyager en avion, qu’il fallait un test PCR. Aujourd’hui, il en faut souvent un récent (72 heures) pour voyager d’un pays à l’autre.

Le test PCR est dorénavant intégré au pass sanitaire ou certificat d’immunité qui se met en place avec la vaccination. En dehors du cadre sanitaire, le test PCR est à la charge de la personne qui veut voyager. Et, bientôt, en Suisse pour aller dans un festival, au stade, voire au cinéma. Le problème, c’est son coût: entre 130 et 160 francs pour une durée de validité de trois jours! Depuis le début de l’année, de nombreuses personnes qui voyagent pour leur travail ont dû dépenser plusieurs milliers de francs, plus que pour leurs billets d’avion. Actuellement, une famille de quatre personnes (avec des enfants de plus 12 ans) qui voudrait aller en vacances une semaine à l’étranger devrait produire quatre tests à l’aller et quatre au retour. Soit une dépense d’environ 1200 francs.

On demande des tests pour aller partout et finalement ils ne sont contrôlés nulle part

Pierre-Alain Schnegg, conseiller d’État en charge de la Santé, Berne

Le conseiller d’État genevois Mauro Poggia s’interrogeait, lundi dans la «Tribune de Genève», si l’État ne devrait pas prendre en charge ces tests, même pour les personnes qui ne veulent pas se faire vacciner, rappelant qu’il n’y a pas d’obligation à le faire en Suisse: «Notre démocratie doit assumer le coût de cette liberté, sinon ce serait une liberté de façade». Interrogé hier soir dans «Forum», son homologue bernois, Pierre-Alain Schnegg, n’est pas favorable au remboursement par l’État, mais il pose la question: «On devrait accentuer le contrôle sur le coût de ces tests. Est-ce que ce sont des coûts cohérents ou est-ce qu’ils sont surfaits?» Il fait aussi cette constatation un peu désabusée: «On demande des tests pour aller partout et finalement ils ne sont contrôlés nulle part. Là, il y a peut-être aussi quelque chose à corriger, y compris dans notre pays».

Bien entendu, on peut comprendre la stratégie de maintenir un prix élevé du test PCR pour encourager les gens à se faire vacciner. Mais rappelons qu’une personne qui a fait ses deux vaccins doit également présenter un test PCR pour prendre l’avion!

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