Actualisé 19.11.2016 à 11:51

RadarIl flashait caché, sans autorisation

Un agent de la Police de l’Ouest lausannois s’est posté à plusieurs reprises dans un chantier pour procéder à des contrôles de vitesse. La validité des amendes infligées pourrait être contestée.

par
Benjamin Pillard
«Nous ne cautionnons pas ce genre de pratique», Frédéric Schaer, commandant de la Police de l’Ouest lausannois (Polouest)

«Nous ne cautionnons pas ce genre de pratique», Frédéric Schaer, commandant de la Police de l’Ouest lausannois (Polouest)

Reporter mobile

La «TruCam». Derrière ce nom barbare, un «pistolet radar» de 1,5 kg alliant les technologies du laser et de la vidéo, qui ne laisse aucune chance aux conducteurs trop pressés d’échapper à une contravention, compte tenu de sa portée d’au moins 200 mètres. Il y a cinq ans, la Police de l’Ouest lausannois (PolOuest) était le premier corps romand à avoir fait l’acquisition d’un appareil, pour quelque 30 000 fr. Le capitaine en charge du trafic assurait alors que le principal atout de ce bijou high-tech n’était pas de piéger les automobilistes mais de pouvoir en faire usage dans des secteurs dénués d’emplacement permettant de stationner les véhicules de police avec radar embarqué. Seulement voilà: diffusée depuis le début de la semaine sur les réseaux sociaux, une photo d’un agent manifestement dissimulé sur l’échafaudage d’une bâtisse privée en rénovation – sans casque de protection mais TruCam en mains – vient contredire cette politique préventive…

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