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BRESILIl menace de faire exploser un homme puis se rend

Un homme d'une trentaine d'années, qui avait pris en otage l'employé d'un hôtel à Brasilia et menaçait de le faire exploser, s'est rendu.

L'hôtel Saint Peter de Brasilia a évacué après qu'un des clients a pris en otage un employé, avant de lui passer des menottes et un gilet prétendument explosif.

L'hôtel Saint Peter de Brasilia a évacué après qu'un des clients a pris en otage un employé, avant de lui passer des menottes et un gilet prétendument explosif.

AFP

L'homme qui avait pris lundi en otage l'employé d'un hôtel à Brasilia et l'avait affublé d'un gilet prétendument bourré d'explosifs s'est rendu dans l'après-midi, a-t-on appris auprès de la police.

Le preneur d'otage a été transféré dans un commissariat de la capitale du Brésil.

Lundi matin, l'hôtel Saint Peter de Brasilia avait été évacué après qu'un des clients eut pris en otage un employé, avant de lui passer des menottes ainsi qu'un gilet apparemment chargé d'explosifs, selon la police.

Il appelle lui même la réception

Le ravisseur était arrivé tôt lundi matin à l'hôtel, avant d'appeler «un coursier employé de l'hôtel» et de le faire «monter dans sa chambre», avait expliqué un porte-parole de la police à l'AFP.

Le ravisseur a ensuite lui-même appelé la réception pour la mettre au courant de la situation.

Selon des images montrées par la chaine de TV en continu Globo news, le ravisseur, muni d'un révolver, a fait plusieurs apparitions sur le balcon de sa chambre au 13e étage de l'hôtel Saint Peter, derrière son otage, menottes dans le dos et affublé d'un gilet avec des présumés explosifs.

Pas de «demande concrète»

Il s'est rendu vers 16 heures locales, en compagnie de son otage, qui ne portait plus le gilet piégé.

Le commissaire Paulo Henrique Almeida a déclaré à la presse que la police enquêtait pour savoir s'il s'agissait de véritables explosifs.

La police a d'abord craint que le ravisseur ne mette ses menaces d'explosion à exécution. «Ce qui nous préoccupait est qu'il n'avait pas de demande concrète», a poursuivi le commissaire.

Selon la presse locale, l'agresseur, un homme de 30 ans ancien candidat à une élection municipale, exigeait que soit mise en application une loi imposant que les candidats aux élections n'aient pas de casier judiciaire ainsi que «la chute» de la présidente Dilma Rousseff, favorite pour les élections brésiliennes du 5 octobre.

(AFP)

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