France: Il menace le maire et l'oblige à se mettre tout nu
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FranceIl menace le maire et l'oblige à se mettre tout nu

Pour se venger de l'élu, un quinquagénaire le braque avec une arme et le force à se déshabiller pour ensuite le photographier.

par
lematin.ch
L'agresseur voulait certainement diffuser les photos du maire nu sur les réseaux sociaux pour se venger (photo d'illustration).

L'agresseur voulait certainement diffuser les photos du maire nu sur les réseaux sociaux pour se venger (photo d'illustration).

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Il y a des rancunes tenaces et des vengeances tordues. Un habitant de Bihorel, près de Rouen (F), s'est rendu chez le maire de sa commune mardi 14 avril dernier. Cet homme de 57 ans, l'élu le connaît depuis une quinzaine d'années, raconte-t-il à 76actu. À l'époque, l'individu avait présenté un projet immobilier, qui ne s'était jamais réalisé en raison de nombreuses oppositions. Selon le maire, l'homme a toujours pensé que c'était la Ville qui avait bloqué son projet.

Mardi dernier, s'il a contacté le maire, c'est pour lui présenter un nouveau projet. Comme la mairie est fermée en raison du confinement, l'élu de 53 ans lui propose de le recevoir chez lui. Mais quand il arrive en fin de matinée, il sort une arme et menace le maire. Il le force à se déshabiller entièrement et à se mettre sur le canapé afin qu'il le prenne en photo. «Je pense qu'il voulait les diffuser sur les réseaux sociaux», selon le maire. Mais ce dernier parvient à repousser son agresseur et à s'enfuir, complètement nu et en appelant au secours.

Un pistolet à billes

Il parvient à se réfugier dans le garage d'un de ses voisins et, avec l'aide de celui-ci, à appeler la police. Le suspect s'est toutefois livré de lui-même au commissariat où il a été placé en garde à vue pour violences aggravées. L'arme, retrouvée sur la voie publique, s'est révélée être un pistolet à billes.

«J'ai eu très peur qu'il me tire dans le dos», raconte le maire, choqué. «J’ai déjà eu des menaces de mort, mais quand on a une arme qui se braque sur vous, ce n’est pas pareil. Je ne suis pas élu pour ça! J’ai eu la gentillesse de recevoir un administré chez moi, et voilà ce qui est arrivé.»

Michel Pralong

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