Football: Commentaire: il n'y a pas eu besoin d’y réfléchir longtemps
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FootballCommentaire: il n'y a pas eu besoin d’y réfléchir longtemps

La prolongation de contrat de Vladimir Petkovic est logique et une très bonne chose.

«Les gens» ne se rendent pas compte du miracle quasi permanent réalisé par cette équipe de Suisse, qualifiée pour sept grands tournois sur huit depuis 2004. Notre pays a certes eu de jolies générations, mais ne peut en aucun cas se mesurer à la puissance de ses grands voisins, ni même à d’autres plus petites contrées qui vivent pour le jeu de ballon et qui ont produit des stars mondiales, elles.

Actuellement, la «Nati» peut compter sur deux, trois, voire quatre éléments peut-être, de haut niveau. Un ou deux de très haut niveau, à peine, en comptant large. Et c’est tout. Ainsi, réussir à régater avec les cadors, se qualifier régulièrement sans trembler pour des Euros ou des Coupes du monde et avoir pris l’habitude de battre des «petits» à presque tous les coups frôle l’anomalie.

Mais comme on semble avoir pris l’habitude de supporter la Suisse l’été venu une année sur deux, on en réclame toujours plus. On veut du jeu, des envolées lyriques, des buts à foison et des victoires en 8e de finale comme s’il en pleuvait. Ce n’est pourtant pas comme ça que ça marche. L’équipe de Suisse «surperforme» depuis des années et on a tendance à trouver ça normal. C’est bien d’être ambitieux. C’est mal d’avoir les yeux plus gros que le ventre.

Oui, Vladimir Petkovic a ses défauts. Il n’est pas le plus grand communicant de la planète football – il l’avoue lui-même – et il est très pragmatique avec ses plans tactiques – quand c’est la Suisse qui a le ballon, elle a beaucoup moins de chance de prendre des buts –. Le «Mister» est en Suisse depuis maintenant 33 ans et oui, son nom se termine en «ic», ce qui le placera toujours sous le feu des critiques de certains bas de plafond, du café du commerce à certains médias alémaniques.

Les origines de celui qui est né à Sarajevo il y a de cela 56 ans sont toutefois un avantage, au sein d’une équipe de Suisse extrêmement diverse. Vladimir Petkovic est bien placé pour savoir ce qui se passe dans la tête (et les mains, certains soirs de Coupe du monde) de plusieurs de ses administrés et sait composer avec un groupe qui est à l’image de la Suisse de 2020. Elle n’aura d’ailleurs pas beaucoup changé en 2022.

Robin Carrel

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