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Crime d'AssensIl n'aurait pas supporté qu'elle veuille divorcer

Le procès de Thierry G. s'ouvre ce lundi au Tribunal d'arrondissement de la Broye et du Nord vaudois, à Yverdon-les-Bains.

par
Anne-Florence Pasquier
Le drame se serait joué dans la villa du couple, à Assens, après une dispute «qui a dégénéré», selon les aveux du meurtrier.

Le drame se serait joué dans la villa du couple, à Assens, après une dispute «qui a dégénéré», selon les aveux du meurtrier.

Yvain Genevay

Cet homme de 44 ans, à l'époque des faits, avait fini par avouer à la police avoir étranglé son épouse, puis l'avoir enterrée dans les bois près d'Assens. Des faits qu'il avait réussi à tenir secrets durant six semaines. Il comparaît pour assassinat et violation du devoir d'assistance ou d'éducation.

Pour rappel, le 29 octobre 2012, Claudia G. est portée disparue. C'est sa sœur qui alerte la police cantonale vaudoise. Malgré d'intenses recherches, la mobilisation d'un hélicoptère et des plongées dans plusieurs étangs alentour, la femme de 36 ans et maman d'un bébé de 3 mois reste introuvable. Mais, le 11 décembre 2012, les enquêteurs interrogent le mari de la disparue. Ce dernier craque et avoue avoir tué sa femme.

Absence de scrupules

Selon ses dires, le drame s'est produit lors d'une dispute qui a dégénéré dans la nuit du 27 au 28 octobre 2012, le soir même où il aurait appris que son épouse voulait divorcer, et il n'aurait pas supporté cette nouvelle. Une ligne de défense qui n'a pas convaincu le procureur en charge de l'instruction. En effet, en l'inculpant d'assassinat, cela indique que le prévenu a agi avec une absence particulière de scrupules. D'autant que le comportement de cet ancien ingénieur employé de la Ville de Lausanne avait soudain changé. Il avait quitté une compagne avec qui il avait vécu dix ans, puis avait coupé les liens avec sa famille, et s'était marié avec Claudia sans même vouloir connaître sa belle-famille. A l'époque des faits, un ancien collègue le décrivait comme «un homme avec beaucoup de sang-froid et déterminé».

L'issue du procès sera aussi déterminante pour le destin de l'enfant du couple, âgé de 3 mois au moment du drame. Selon la sentence, le père pourrait être déchu de son autorité parentale. Une pétition avait été lancée pour que sa tante puisse l'adopter, mais la justice de paix l'a placé dans une famille d'accueil.

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