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Football«Il n’y a aucune inquiétude: Servette a retrouvé sa maîtrise»

Alors que Lucerne débarque à la Praille (ce samedi soir à 20h30), Timothé Cognat plaide pour séparer le contenu des résultats. Selon lui, Servette progresse.

par
Mathieu Aeschmann
Timothé Cognat, ici en action contre Lugano, en est convaincu: Servette monte en puissance malgré le manque de résultats.

Timothé Cognat, ici en action contre Lugano, en est convaincu: Servette monte en puissance malgré le manque de résultats.

Eric Lafargue

Selon comment on regarde le calendrier biscornu de la Super League, Servette n’a plus gagné depuis deux mois ou de la semaine. Chacun choisira sa lecture, en fonction de son humeur du moment. Il en va un peu de même pour le football proposé par les Grenat. Mercredi soir à Tourbillon, la troupe d’Alain Geiger a dominé un match comme seuls YB ou Saint-Gall en sont capables – 23 tirs, 13 corners – mais sans vraiment donner l’impression de pouvoir forcer la décision. Comme si sa supériorité au cœur du jeu s’étiolait à l’approche des deux surfaces. Alors que penser de ce Servette qui accueille Lucerne, samedi soir, pour un duel contre la morosité? Faut-il se concentrer sur ses imprécisions ou retenir ce potentiel qui n’a pas disparu?

«Il faut voir le positif. Déjà parce que le groupe est toujours positif et surtout parce qu’à Sion, on a retrouvé quelque chose que nous avions égaré ces derniers temps, insiste Timothé Cognat. Il n’a manqué que l’efficacité. Et au-delà de sa domination, Servette a affiché une grande maîtrise. Non, plus exactement une bonne maîtrise.» Si le milieu de terrain français joue son rôle en regardant le verre à moitié plein, sa précision intrigue. Qu’est-ce qu’une «bonne maîtrise»? «C’est une possession qui débouche sur du mouvement et des occasions. Je trouve que notre maîtrise du ballon était devenue un peu stérile depuis la reprise estivale. Mercredi, c’était beaucoup mieux. Dans le contenu, c’était l’un de nos meilleurs matches.»

Que manque-t-il alors pour transformer cette embellie en buts, bonheur si rare dans le ciel genevois cette saison (trois réussites en six matches)? Mercredi, au cœur d’une seconde période dominée outrageusement, il a parfois semblé que chaque Servettien voulait tellement forcer la décision qu’il en oubliait ici un coéquipier, là un choix de jeu plus pertinent. Comme si chacun voulait «sauver la patrie». Ne doit-on pas lire aussi cette statistique des 23 tirs au but comme le symptôme d’une précipitation?

«Non. Je ne crois pas du tout que le nombre de tirs témoigne d’une précipitation. Selon moi, on a tellement dominé ce match que les statistiques ont grimpé en conséquence, répond Timothé Cognat. Alors bien sûr, on peut toujours regarder telle ou telle action et se poser des questions sur une option précise. Mais la réalité est assez simple, nous avons juste manqué de réalisme et nous sommes repartis sans point. Voilà pourquoi il n’y a pas d’inquiétude. Le groupe et solidaire et optimiste.»

Puisse cette belle confiance se traduire sur le terrain ce samedi soir contre Lucerne, surtout dans les vingt derniers mètres. Là où elle fait toute la différence.

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10 commentaires
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riobrasil

28.11.2020 à 18:52

Tout va bien le SFC progresse 7 matchs 3 buts dont 2 sur pénos ... c’est vrai que les niuveaux dirigeants sont très fort on laisse partir les buteurs (Wutrich,Park,Tasar) et l’on garde des nuls comme Kyei et Kone quoique pour rigoler encore plus le seul but marqué dans le cours du jeu est l’oeuvre de Kyei. Bon les proprios préfèrent perdre leur argent en investissant dans le rachat du cabard Le Temps ....

La question du jour

28.11.2020 à 18:11

Vous ne trouvez pas que notre chef de l’armée ressemble à Louis de Funès ?

Contre la péréquation fédérale

28.11.2020 à 18:07

S'ils avaient perdu contre FCB, YB ou même LS voire Vaduz, OK. Mais contre le fc champêtre, pourquoi pas le fc Puplinges tant qu'on y est.